Conseils de lecture

  • La culture du féminicide

    Les féminicides s'affichent partout. De la Bible à Netflix, tous les arts - mythologie, peinture, théâtre, cinéma, chanson - ont mis en scène le massacre des femmes. Leur mise à mort se décline sous une forme réaliste, mais aussi et surtout symbolique : érotisation du meurtre, esthétique du démembrement, dissection de la belle défunte, escamotage de dames par un magicien, désintégration du robot femelle. Ces représentations narratives et visuelles composent une culture du féminicide.
    Tuer des femmes : une longue histoire. Comment le meurtre sexualisé est-il devenu une pièce centrale de nos imaginaires - une évidence, un horizon d'attente, la grammaire de nos livres et de nos films ? En retraçant l'histoire de cette structure de pensée, on comprend comment les sociétés légitiment l'élimination des femmes.
    Écrivain et éditeur, Ivan Jablonka est professeur d'histoire à l'université Sorbonne Paris Nord. Il a notamment publié, aux Éditions du Seuil, Histoire des grands-parents que je n'ai pas eus (2012), Laëtitia (2016) et Des hommes justes (2019). Ses livres sont traduits en dix-sept langues.  

  • La guerre par d'autres moyens

    Un an après avoir quitté l'Élysée, Dan Lehman, ancien président de la République, n'est plus que l'ombre de lui-même. Le couple iconique qu'il formait avec l'actrice Hilda Müller n'est qu'une façade. Alcoolique, menacé par des affaires judiciaires, il tente de revenir sur la scène médiatique tandis que Hilda tient le rôle principal d'un film qui pourrait être sélectionné au festival de Cannes. Mais les fractures de leur vie privée brouillent les frontières entre drame personnel et fiction.
    Avec ce nouveau roman puissant, Karine Tuil sonde les mécaniques cruelles du pouvoir. Dans cette comédie humaine où l'addiction répond à la difficulté de vivre, où la jeunesse et le capital social deviennent les meilleures armes de séduction se joue une guerre clandestine, mais qui en sortira victorieux ?  

  • Le jugement dernier

    La cour européenne des droits de l'Homme, ultime recours contre les dérives autoritaires et populistes

    Journaliste à l'AFP, Hervé Asquin nous invite dans les coulisses d'une institution critiquée mais cruciale : la Cour européenne des droits de l'Homme, née en 1959 et dernier rempart contre les atteintes aux droits de l'Homme dans quelque 46 pays membres du Conseil de l'Europe - la Russie s'étant retirée en 2022.Dans l'esprit de ses pères fondateurs, la Cour européenne des droits de l'homme, créée en 1959, se voulait " une conscience qui sonne l'alarme ". Au fil des ans, elle est devenue pour plus de 800 millions de citoyens et de résidents, de l'Atlantique au détroit de Béring, le dernier rempart contre les dérives autoritaires et les atteintes aux droits fondamentaux.
    Aussi méconnue qu'indispensable, cette cour de justice paneuropéenne, qui étend son autorité sur quarante-six États - depuis le retrait de la Russie en 2022 -, forme l'esquisse judiciaire des États-Unis d'Europe dont rêvait Churchill au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Ses décisions s'imposent à tous, et donc à la France, dans d'innombrables domaines, qu'il s'agisse de la GPA, de la liberté d'expression, de la garde à vue et, demain peut-être, de l'urgence climatique.
    Foncièrement progressiste, la CEDH, qui siège à Strasbourg, est honnie par l'extrême droite et la cohorte des populistes, souverainistes et autres conservateurs en mal d'électeurs. Ses plus farouches adversaires n'hésitent pourtant pas à s'y précipiter quand leurs propres intérêts sont en jeu...
    Hervé Asquin rappelle la genèse épique de cette instance aux pouvoirs sans équivalent, dévoile ses coulisses et détaille ses décisions emblématiques, qui façonnent le droit européen et les libertés fondamentales sur le continent.  

  • Le paradoxe du tapis roulant

    Vaincre notre paresse intellectuelle

    En un temps record, l'intelligence artificielle rédige, synthétise, et crée avec une pertinence stupéfiante. Pourtant, l'IA générative ne nous rend pas créatifs, mais prédictifs. En brassant des données sur un mode probabiliste, elle donne l'illusion d'explorer de nouvelles idées alors que nos productions s'homogénéisent. Comme un tapis roulant, en accélérant notre pensée, l'IA nous conduit tous dans la même direction...
    Cette perspective d'une standardisation de la pensée n'est toutefois pas une fatalité. Vaincre notre paresse intellectuelle n'implique pas de tourner le dos à l'IA, mais de la réinvestir autrement. De lui redonner une place qui ne soit pas celle d'un substitut, mais d'un catalyseur. De faire du tapis roulant un tapis de course.
    Ce livre explore cette possibilité. Il interroge, dans les usages que nous avons au quotidien de l'IA générative, notre rapport à l'effort, à la pensée, à la créativité. Il
    met en lumière les risques, mais aussi les promesses de cette technologie. Nous laisserons-nous entraîner ? Ou mobiliserons-nous l'IA pour affûter notre pensée ?
    « Un livre signé Marion Carré, aux éditions JC Lattès, une autrice qui a plusieurs casquettes, d'où son intérêt. Elle est à la fois entrepreneuse dans l'IA avec sa start-up Ask Mona spécialisée dans la médiation culturelle, enseignante à Sciences-Po et artiste. Elle connaît bien l'intelligence artificielle pour l'utiliser au quotidien, et cela depuis longtemps ce qui lui permet d'exercer à son endroit une réflexion nuancée loin de la caricature. » Matinale, France Culture
    « Pionnière française de l'intelligence artificielle (IA), Marion Carré, cofondatrice de la start-up AskMona, utilise cette technologie depuis dix ans. Et en a tiré de premiers enseignements. » Ouest France
    « Son livre Le paradoxe du tapis roulant (JC Lattès) s'attaque à l'une des illusions les plus séduisantes de l'ère numérique : celle du gain de temps. « On croit que l'IA va nous libérer, mais souvent, elle nous enferme dans une cadence qui nous dépasse » , analyse-t-elle. L'image du tapis roulant dit tout : grisés par la vitesse et la facilité, nous risquons de perdre le contrôle de nos propres idées. L'antidote ? Transformer ce tapis roulant en tapis de course, « utiliser l'IA non pour se soulager, mais pour se challenger » . » Challenges
    « En novembre 2022, le monde découvrait ChatGPT. Trois ans plus tard, quelles leçons peut-on tirer de l'avènement des IA génératives ? Deux essais précieux, parus cet automne (De la bêtise artificielle, d'Anne Alombert, éd. Allia, et Le paradoxe du tapis roulant, de Marion Carré, éd. JC Lattès) nous mettent en garde contre le risque de standardisation et de prolétarisation de la pensée. » Usbek&Rica

  • Menaces 2035 - Qui veut la paix prépare le futur

    Qui veut la paix prépare le futur : le programme RADAR imagine les menaces militaires et technologiques de demain

    Nouvelles armes bactériologiques, guerre cognitive, sécession informationnelle, manipulation du climat par la géo-ingénierie... D'ici à 2035, de nouveaux dangers pourraient bien peser sur l'humanité. Première publication du collectif RADAR, Menaces 2035 documente ces risques, qui, s'ils sont silencieux ou insoupçonnés, n'en soulèvent pas moins des questions stratégiques majeures. Face aux mutations rapides que connaissent nos sociétés, ce livre est une invitation à penser le futur hors des sentiers battus, à anticiper les risques de demain pour mieux s'en prémunir. Mêlant fiction, articles scientifiques, entretiens avec des experts, infographies et rubriques insolites, Menaces 2035 explore les angles morts et les impensés au cours d'un voyage prospectif passionnant, qui emmène le lecteur du noyau d'une cellule à l'orbite terrestre.  

  • Nos généreuses réciprocités

    Tisser le monde commun

    Comment résister à l'aplatissement du réel auquel conduisent la vision utilitariste et néolibérale de l'individu, mais aussi la critique systématique de la domination ? En rendant justice au côté lumineux du social, ce qui n'exige en rien de nier ses côtés obscurs. C'est dans cette ambivalence que Philippe Chanial nous invite à cheminer. Il examine le lien amoureux, la communauté des amants, mais aussi le désir comme violence. Dialoguant avec les théoriciennes du care, il envisage le soin, à la fois sublime et routinier, comme un "pouvoir des faibles" qui n'est pas dépourvu d'aspects sombres. Considérant la relation d'aide ou de secours qui se joue entre le pauvre et son bienfaiteur (individuel ou collectif), il discute ce gouvernement de la misère qui ramène les plus démunis au statut d'"assistés" ou de débiteurs perpétuels. Face à la crise écologique, il plaide pour une "éthique de la Terre", l'ouverture de nos communautés d'appartenance aux communautés non humaines, et appelle à nouer avec la nature de nouvelles formes de réciprocité.
    En compagnie de sociologues, philosophes, poètes - et en premier lieu de l'anthropologue Marcel Mauss dont l'Essai sur le don semble plus actuel que jamais -, Philippe Chanial invite à reconnaître toute la puissance de nos généreuses réciprocités sans lesquelles il n'est pas de monde commun. Il fraie ainsi, à la lumière du don, de nouveaux chemins d'émancipation.  

  • On ne peut plus rien dire...

    "On ne peut plus rien dire..." La complainte de celles et ceux qui dénoncent la "censure" s'étire à longueur de journée sur les plateaux télévisés. Il semblerait que la réaction se soit approprié la liberté d'expression pour mieux la dévoyer. Comment en est-on arrivé là ? Comment récupérer cette liberté fondamentale en démocratie ? Voilà l'enjeu de ce texte incisif.

    "On ne peut plus rien dire..." La complainte de celles et ceux qui dénoncent la "censure", à l'instar d'un Donald Trump, s'étire à longueur de plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d'intolérance "woke". Par un incroyable retournement, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd'hui brocardé comme une atteinte à "liberté d'expression". Pourtant, la haine et le mensonge nuisent gravement à la délibération démocratique : les restrictions de l'expression publique, loin d'être en contradiction avec la liberté d'expression, lui sont consubstantielles.

    Le juriste Thomas Hochmann révèle la manière dont la réaction a accaparé la liberté d'expression pour mieux imposer ses manières de dire. Mais il montre également comment se réapproprier cette liberté fondamentale, après avoir rappelé et défendu, exemples à l'appui, les lois qui interdisent les discours de haine et les campagnes de désinformation. Leur mise en œuvre constitue désormais une de nos dernières chances de repousser l'extrême droite.  

  • Penser sans entraves

    Ces concepts qui nous empêchent de réfléchir

    De « l'archipellisation » aux « grands remplace­ments », de « la fin des grands récits » au « pouvoir d'achat » en passant par « l'individualisme », autant de clichés devenus totems qui, agités dans tous les sens, ne permettent plus ni de comprendre, ni de penser les défis qui se posent à la France. Dans une mise en perspective rafraîchissante, Guénaëlle Gault et David Medioni les discutent avec l'envie de questionner ce qui ressemble, à tort, à des évidences... Le but de cet ouvrage dynamique est donc de revenir sur certains de ces concepts qui se sont imposés comme un nouveau conformisme intellectuel. Pari réussi.  

  • Pionniers: Voyage aux frontières de l'intelligence artificielle

    « Réseaux sociaux, intelligence artificielle, progrès technologiques, robotiques et génétiques révolutionnent la manière dont nous dormons, travaillons, croyons, décidons, tombons amoureux, et bien sûr la façon dont nous sommes gouvernés. Et pourtant, nous ne savons que très peu de choses sur les architectes de nos vies...
    Pour comprendre les secrets, névroses, blessures originelles, bref, les cerveaux de ces pionniers, je suis parti à leur rencontre. Parfois cette traque a commencé il y a des années. Un rendez-vous dans un café à Palo Alto, un déjeuner dans un grand restaurant parisien, un quart d'heure d'entretien à Davos, une visite de chantier à Hawaï, une promenade avec un idéaliste, un échange avec un gourou. Partout, j'ai trouvé des sorciers en tee-shirt qui jouent aux chefs d'Etats. Suivez-moi pour les connaître et pour ainsi tenir votre avenir et votre vie entre les mains. »  

  • Porte-Parole

    Réflexions personnelles de la voix officielle du ministère de l'Intérieur

    « Bon, voilà cinq ans que je suis porte-parole du ministère de l'Intérieur. Cinq ans à parcourir la France, de Calais à Marseille, de Mamoudzou à Cayenne, d'Annecy à Perpignan, au gré des évènements, des actualités et des crises. Cinq ans qui n'ont pas été de tout repos. J'ai vécu des moments de tensions extrêmes et de grandes émotions. J'ai suivi dans les coulisses du pouvoir des situations qui disent beaucoup de notre société, des attentes des Français, de la fébrilité des médias et du rôle déterminant de l'État. Parler, c'est agir. Crise sanitaire, attentat, immigration, ordre-public : dans ce ministère régalien, j'ai agi en parlant. Ces dernières années, mon principal combat a été d'apporter de la nuance au débat public, de lutter contre la désinformation et d'instiller de la réflexion dans les polémiques. J'ai tenté d'amener de la rationalité, de l'esprit républicain et de l'optimisme dans ce qui est dit à la télévision, à la radio, dans la presse et sur les réseaux sociaux. À l'heure du bilan, j'ai eu envie de prendre la plume et de raconter cette expérience hors norme. Avec ce témoignage, qui mêle réflexions et anecdotes, j'ai surtout voulu partager mes engagements et faire découvrir mon quotidien de porte-parole. »  

  • Produire l'opinion

    Une enquête sur le travail des sondeurs

    Omniprésents dans l'espace public, les sondages d'opinion sont aussi soumis à de vives critiques. Ils sont régulièrement accusés de se tromper, de saturer l'actualité ou d'influencer les débats politiques. Mais que sait-on vraiment de la manière dont ils sont fabriqués ? Comment fonctionnent les « instituts » de sondage ? Qui sont celles et ceux qui produisent les données ? Comment mesurer le niveau de soutien à un gouvernement ou prédire le résultat d'une future élection ?

    C'est à ces questions que répond Hugo Touzet en nous emmenant à la rencontre des professionnels du sondage, de leur parcours et de leurs réalités de travail quotidiennes. À partir d'une enquête de plusieurs années, le livre met en lumière les interactions complexes qui se jouent dans la « fabrique de l'opinion publique », entre enjeux politiques, exigences scientifiques et logiques de marché.

    Hugo Touzet est sociologue. Il est coauteur de Sociologie de l'opinion publique (Puf, 2020) et de Votes populaires ! Les bases sociales de la polarisation électorale en 2017 (Éditions du Croquant, 2022).  

  • Robert Badinter au Panthéon

    LÉGENDE N°20

    Le 20e numéro de Légende met à l'honneur celui qui a défendu avec une détermination sans failles l'abolition de la peine de mort, convaincu, comme avant lui ses maîtres Victor Hugo et Condorcet, qu'elle ne dissuade en rien un homme de tuer et que la justice doit donner au coupable une chance de devenir meilleur.

    Comme l'écrit Éric Fottorino dans l'éditorial de ce numéro, réalisé en partenariat avec le centre des musées nationaux, « après la réforme historique de notre justice, qu'il a fait voter au parlement en septembre 1981, Robert Badinter était tout désigné pour rentrer au Panthéon. C'est cette conscience morale, vigie du droit et de la justice, qui rejoint, dans ce "saint des saints" laïcs, les grandes figures de la République ».  

  • Tous influencés par les réseaux sociaux ?

    Facebook, Intagram, tiktok… comment les réseaux sociaux influencent-ils nos vies ?

    Les réseaux sociaux sont devenus, en dix ans seulement, des outils de communication incontournables. Ils permettent d'avoir accès à des communautés d'utilisateurs, ainsi qu'à une quantité d'informations colossale. Ces plateformes numériques changent durablement les pratiques quotidiennes de notre société. Comment les réseaux sociaux redéfinissent-ils les contours de l'espace public et du débat démocratique ? Comment la jeunesse se les approprie-t-elle ? Quels sont leurs impacts sur les nouvelles générations ? À l'heure de la montée de l'individualisme, quels sont les effets des réseaux sociaux sur la santé mentale et, plus largement, sur notre rapport au réel ? Ce nouveau « Place au Débat » éclaire les enjeux actuels de l'omniprésence des réseaux sociaux.  

  • Travailler demain

    L'intelligence artificielle va-t-elle vraiment tout révolutionner ? Pourquoi l'égalité femmes / hommes est-elle cruciale dans les entreprises ? Comment concilier productivité, transition écologique et responsabilité sociale ? Quelle place pour les syndicats dans ce grand bouleversement ? Comment répondre aux nouvelles attentes des jeunes et des salariés ? Et comment mieux les former, alors que la population vieillit, que la main d'œuvre se raréfie et que les compétences évoluent rapidement ? Voici quelques-unes des nombreuses questions débattues dans ce livre, à travers le regard de 13 actrices et acteurs du monde du travail qui partagent leurs visions et leurs engagements. Une chose est sûre : réfléchir au travail de demain, c'est réfléchir dès aujourd'hui aux évolutions de notre société pour ouvrir le débat. Pour traiter tous ces enjeux, le lecteur va suivre les aventures de Soraya, jeune lycéenne qui se rend au pot de départ à la retraite de sa grand-mère Cathy, DRH dans une entreprise de parapluies. Soraya a une idée en tête : se servir de ce moment pour boucler son exposé sur le futur du travail. Mais elle n'imaginait pas pouvoir rencontrer toutes ces personnalités, et qu'elles acceptent de jouer le jeu en devenant d'authentiques personnages de bande dessinée. Véritable documentaire-fiction aussi sérieux qu'amusant, Travailler Demain est porté par Muriel Pénicaud, ancienne ministre du Travail, et le journaliste Mathieu Charrier. Ce roman graphique ambitieux dresse le portrait d'un monde en devenir et offre des pistes de réflexion pour tâcher de répondre ensemble à la question que tout le monde se pose : à quoi va ressembler le travail de demain ? Mis en scène par Nicoby avec réalisme, humour et précision, cet ouvrage est à destination de toutes celles et ceux que la question du travail intéresse, qu'ils soient élèves ou étudiants, actifs ou retraités.  

  • Vers un pivot majoritaire de l’écologie ?

    Cette note examine les stratégies des acteurs de l'environnement en France. Nous y suggérons que nous sommes dans une nouvelle phase où les stratégies minoritaires traditionnelles ont atteint leurs limites, nécessitant un pivot majoritaire. Nous proposons une analyse en deux temps pour d'abord comprendre cette dynamique nouvelle et ensuite esquisser des pistes pour une nouvelle phase pour le mouvement.

    Lucas Francou (Parlons Climat) & Mathieu Saujot et Marion Bet (IDDRI)

    Téléchargez la note (lien externe) 

  • Wanted

    « Mon idée est toute simple, non ? Je suis étonné de ne pas y avoir pensé plus tôt. » Elon Musk

    L'écrivain et président du Goncourt s'amuse à mettre en scène Trump, Musk et Poutine dans une dystopie burlesque sur les dérives d'une hyperpuissance devenue incontrôlable. Stimulant.  

  • Abécédaire de la réconciliation

    Après une première livraison en 2012, Robert Zarader et les bonafidiens proposent un nouvel Abécédaire de la réconciliation (Bona fidé Editions). Un ouvrage présenté à l'occasion des 24èmes Rencontres économiques d'Aix, les 5 et 6 juillet 2024, avec pour thème « Relier les mondes, vers une réconciliation ». Cet ouvrage collectif, préfacé par François Hollande, propose des voies et des voix originales pour ouvrir de nouvelles conversations. Une invitation à préférer les convictions aux certitudes, le débat à l'insulte, la réflexion à l'injonction, la nuance à la polarisation.33 mots mêlant appréhension des signaux sociétaux faibles, diagnostic des symptômes et analyse des menaces _ géopolitiques, démocratiques, écologiques, sociales....Entre deux livraisons et en 12 ans, deux mots résistent symboliquement au temps : « Bonheur » et « Travail ». D'autres n'existaient tout simplement pas - ou presque : « Parcoursup », « Woke », « ZAD ». Et certains ont pris un sens nouveau dans le débat public : « Déconnexion », « Eau », « Gilets », « Intelligence Artificielle ».     

  • Cahiers français - Les défis de la démocratie

    La France est l'une des plus anciennes démocraties ; un très large consensus existe aujourd'hui autour de ce régime dans lequel les citoyens désignent des gouvernants soumis au respect de règles bien définies. Pour autant, l'abstention devenue massive aux consultations électorales et le rejet important dont fait l'objet le personnel politique révèlent une insatisfaction des citoyens quant à la conduite des affaires du pays. La multiplication des crises sociales et politiques depuis 5 ans (« Gilets jaunes », mouvement « antivax », réforme des retraites, émeutes urbaines...) est symptomatique de cette défiance à l'égard du pouvoir.
    De nombreux facteurs sont avancés pour fournir une explication à ce malaise démocratique : essoufflement des institutions, radicalisation du débat public, perte d'un référentiel culturel commun, creusement des inégalités sociales... Ce numéro de Cahiers français propose d'analyser les principaux défis auxquels notre démocratie doit aujourd'hui faire face.  

  • Des électeurs ordinaires

    Enquête sur la normalisation des l'extrême droite

    Ils sont artisans, employés, pompiers, commerçants, retraités... Ils ont un statut stable, disent n'être « pas à plaindre » même si les fins de mois peuvent être difficiles et l'avenir incertain. Et lorsqu'ils votent, c'est pour le Rassemblement national. De 2016 à 2022, d'un scrutin présidentiel à l'autre, le sociologue Félicien Faury est allé à leur rencontre dans le sud-est de la France, berceau historique de l'extrême droite française. Il a cherché à comprendre comment ces électeurs se représentent le monde social, leur territoire, leur voisinage, les inégalités économiques, l'action des services publics, la politique. Il donne aussi à voir la place centrale qu'occupe le racisme, sous ses diverses formes, dans leurs choix électoraux. Le vote RN se révèle ici fondé sur un sens commun, constitué de normes majoritaires perçues comme menacées - et qu'il s'agit donc de défendre. À travers des portraits et récits incarnés, cette enquête de terrain éclaire de façon inédite comment les idées d'extrême droite se diffusent au quotidien.Félicien Faury est sociologue et politiste, chercheur postdoctoral au CESDIP (Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales).  

  • Génération surdiplômée

    Les 20 % qui transforment la France

    Et si la principale fracture au sein de nos sociétés n'opposait pas le 1 % des superriches aux 99 % restants, mais les 20 % des surdiplômés à tous les autres ? Environ un jeune sur cinq sort du système scolaire avec un master ou un diplôme de « grande école ». Faire partie de ces 20 % est aujourd'hui la condition nécessaire pour maîtriser son avenir et intégrer les professions dans la lumière : le monde des start-up, des consultants conviés à penser le futur et, plus largement, celui des influenceurs culturels. S'appuyant sur une enquête de terrain, de nombreux entretiens auprès de jeunes actifs (25-39 ans) insérés dans le monde de l'innovation et un sondage exclusif, Monique Dagnaud et Jean-Laurent Cassely dressent le portrait de ces premiers de la classe et montrent que, loin de former un groupe homogène, ils se partagent entre tentation du pouvoir, confort et contestation du système. Alors que les 20 % se détachent du reste de la société, leurs prétentions à proposer un modèle de vie et à fixer un cap politique résisteront-elles à l'entre-soi social qui les caractérise ? Le changement peut-il avoir lieu sans le peuple ?Monique Dagnaud est sociologue, directrice de recherche au CNRS, spécialiste de la jeunesse et du monde numérique, auteur de nombreux livres dont Le Modèle californien (Odile Jacob, 2016).
    Jean-Laurent Cassely est journaliste et essayiste (Slate.fr, L'Express). Il est spécialiste des questions territoriales, de consommation et de modes de vie.  

  • La France à 20 heures

    Ou l'heure d'être ensemble

    Que se passe-t-il en France à 20 heures ? Les Français regardent-ils encore le sacro-saint JT ? Dînent-ils à table et en famille ? ­Ont-ils les yeux rivés sur les résultats des élections ? Leurs enfants sont-ils vraiment prisonniers de leurs écrans ? Que font-ils lorsqu'ils partent en séminaire d'entreprise ? Lorsqu'ils vivent en Ehpad ?Pour décrire une France en pleins bouleversements, le collectif « Les choses de la vie » a pris le parti de raconter la France et les Français à la même heure, mais en différents endroits. Dans un pays souvent décrit comme multi-fracturé, l'on découvrira au fil de ces contributions que, si « 20 heures » n'est plus un signe de ralliement temporel aussi fort qu'avant, les Français vivent encore dans le même espace-temps. Un temps où être ensemble fait encore sens.

    Cet ouvrage a été initié et coordonné par le collectif « Les choses de la vie ». Avec le témoignage de Manon Fleury et les interviews de Pascal Demurger et François Kraus.

  • La France en perspectives

    Imaginer 2050

    Imaginer la France de 2050. Imaginer les enjeux et les nouveaux équilibres socioéconomiques du pays. Dans quel environnement vivrons-nous dans un contexte de changement climatique ? Une réindustrialisation du pays est-elle possible ? Quel visage aura l'école et comment seront formés les travailleurs de demain ? Comment seront organisés les systèmes de santé ? Quels seront les défis démographiques et sociaux d'une France vieillissante ? Les auteurs, grâce à une cartographie riche de plus de 200 documents, répondent à toutes ces questions, dégagent les grandes tendances et ouvrent la réflexion sur les défis auxquels la France va être confrontée dans les 25 prochaines années.  

  • La révolution obligée

    Réussir la transformation écologique sans dépendre de la Chine et des Etats-Unis

    La transformation écologique n'a pas commencé. Malgré les innovations technologiques, les changements d'habitudes, les promesses des entreprises, les plans étatiques ou encore les COP, le monde, en 2023, n'a jamais autant consommé d'énergie fossile.
    Pourquoi tant de discours pour si peu de résultats ? N'y a-t-il rien de concret derrière ce verdissement qu'une majorité d'organisations et de citoyens appellent de leurs vœux ?
    La Chine et les États-Unis ont déjà amorcé un tournant industriel spectaculaire. Ils s'imposent en champions de l'économie verte et organisent notre dépendance.
    La France et l'Europe, elles, multiplient les ambitions et normes environnementales qui provoquent un retour de bâton populiste et anti-écologique. Nous cherchons encore comment transformer nos façons de produire, de consommer, d'habiter, de nous déplacer, de nous alimenter. Sans faire monter les colères. Tout en réaffirmant notre puissance industrielle et politique.
    Nous avons moins de trente ans pour accomplir notre transformation écologique. Ce livre donne le mode d'emploi pour y parvenir.  

  • Le complot contre l'Amérique

    Lorsque le célèbre aviateur Charles Lindbergh battit le président Roosevelt aux élections présidentielles de 1940, la peur s'empara des Juifs américains. Non seulement Lindbergh avait, dans son discours radiophonique à la nation, reproché aux Juifs de pousser l'Amérique à entreprendre une guerre inutile avec l'Allemagne nazie, mais, en devenant trente-troisième président des États-Unis, il s'empressa de signer un pacte de non-agression avec Hitler. Alors la terreur pénétra dans les foyers juifs, notamment dans celui de la famille Roth. Ce contexte sert de décor historique au Complot contre l'Amérique, un roman où Philip Roth, qui avait sept ans à l'époque, raconte ce que vécut et ressentit sa famille - et des millions de familles semblables dans tout le pays - lors des lourdes années où s'exerça la présidence de Lindbergh, quand les citoyens américains qui étaient aussi des Juifs avaient de bonnes raisons de craindre le pire. Ce faisant, il nous offre un nouveau chef-d'œuvre.  

  • Le roman national des marques

    Le nouvel imaginaire français

    Qui, aujourd'hui, raconte la France ? Plus personne, répondent les Français, qui ne cessent de reprocher aux politiques leur incapacité à porter un discours cohérent et articulé sur ce qui travaille le pays en profondeur : ses idéaux, ses valeurs, sa sensibilité, mais aussi ce qui nous divise et ce qui nous rassemble encore. Cette défaillance narrative, au cœur du malaise français, ouvre l'espace à de nouveaux conteurs, souvent négligés lorsqu'il s'agit d'analyser la société française contemporaine : les marques commerciales. L'idée forte de ce livre, c'est que les prises de parole des Renault, SNCF et autres ­McDonald's influencent subrepticement la manière dont nous nous représentons collectivement la France et les Français. Pour mesurer l'effet de ce « roman national des marques » sur le paysage mental contemporain, l'auteur emprunte aussi bien aux sciences de la communication qu'à la sémio­logie, à la sociologie ou à la théorie littéraire, et investit la dimension du symbolique et des représentations pour esquisser les contours de ce nouvel imaginaire politique.  

  • Les désillusions de la démocratie

    Les démocraties sont menacées dans leur existence par la guerre que mène Vladimir Poutine en Ukraine, soutenu par les gouvernements de la Chine, de la Corée du Nord, de l'Iran, de l'Inde et de la Turquie, unis par une commune détestation de l'Occident, c'est-à-dire de la démocratie, et par la volonté de détruire celle-ci. Les démocraties trouveront-elles en elles-mêmes la volonté de se défendre ? Ne sont-elles pas fragilisées par leur propre dynamique ?
    La critique interne de la démocratie est aussi vieille que la démocratie elle-même. Sa légitimité ne repose ni sur la tradition, ni sur la nature, ni sur une référence transcendantale, mais sur les pratiques de ses membres. Ceux-ci s'interrogent sur les écarts qu'ils observent entre les réalités sociales et les principes affichés. Inévitablement, ils jugent la démocratie, au nom de ses propres valeurs, comme pas assez démocratique ou comme trop démocratique. L'idéal de citoyens libres et égaux traitant rationnellement des affaires communes n'est jamais et ne peut jamais être pleinement réalisé. Et l'aspiration à la liberté et à l'égalité risque en permanence d'être dévoyée par le refus des limites et du contrôle. On peut craindre que les démocraties ne soient à ce double titre menacées de délitement.
    Cette interrogation inquiète sur les insuffisances et les excès possibles de la démocratie « extrême » ne date pas du XXIe siècle mais, dans le monde d'aujourd'hui, elle se pose avec une acuité particulière.  

  • Les épreuves de la vie

    Comprendre autrement les Français

    La vraie vie des Français n'est pas dans les théories générales ou les moyennes statistiques. Les principaux mouvements sociaux des dernières années, des manifestations sur les retraites aux Gilets jaunes ou au phénomène #MeToo, n'ont guère été éclairés par l'étude des structures globales de la société. Les nouvelles géographies des fractures politiques et l'instauration d'un climat de défiance ont certes été bien documentées. Mais la nature des attentes, des colères et des peurs dont elles dérivent n'a pas encore été déchiffrée.
    Cet essai propose des outils pour ouvrir et décrypter cette boîte noire. Il se fonde pour cela sur une analyse des épreuves auxquelles les Français se trouvent le plus communément confrontés au quotidien. C'est en partant notamment des expériences vécues du mépris, de l'injustice, des discriminations et de l'incertitude que l'on peut comprendre autrement la société. Les émotions qui les accompagnent expliquent en effet au premier chef les comportements des femmes et des hommes d'aujourd'hui : ceux-ci ne se déterminent dorénavant plus en fonction de leurs seuls intérêts « objectifs ». Une autre manière de réagir aux événements et de produire du commun se fait donc ainsi jour.
    Cette approche permet d'appréhender de façon originale la désaffection contemporaine pour la politique existante et indique la direction d'un véritable projet d'émancipation. Les Épreuves de la vie ouvre de cette façon une nouvelle étape du travail de l'auteur consacré à la redéfinition de la question sociale et aux conditions de l'approfondissement de la vie démocratique.
    Parce qu'un essai vaut autant par le constat dressé que par les renouvellements esquissés, le texte de Pierre Rosanvallon est discuté et prolongé par quatre « rebonds et explorations » d'Aurélie Adler, Nicolas Duvoux, Emmanuel Fureix et Gloria Origgi, dans une démarche d'intelligence collective.  

  • Les États-Unis au bord de la guerre civile ?

    Pourquoi les Américains se détestent

    La société américaine apparaît au bord de la rupture, à tel point qu'aujourd'hui la perspective de la sécession de certains États ne relève plus de la science-fiction. Comment un pays qui se caractérisait, il y a à peine quelques décennies, par une quasi-absence de clivages politiques et l'apolitisme de sa population en est-il arrivé là ? Décortiquant précisément les étapes de ce processus de polarisation politique massive, cet ouvrage analyse aussi les scénarios d'évolution possibles de la démocratie américaine.

  • Mots-Bidons. Ce qu'ils nous disent de l'entreprise

    109 mots décodés

    Lorsque l'entreprise se transforme, elle étend son vocabulaire. La parole managériale s'enrichit ainsi régulièrement de tropes inédits et de mots-valises nouveaux.
    Certains reflètent une réalité : ils sont appelés à prospérer. D'autres masquent des concepts improbables, ce sont les mots-bidons.
    Les mots-bidons naissent, vivent et meurent de bien des manières : dévitalisés, surutilisés, déconnectés, approximatifs. Et les signaux qu'ils nous envoient en disent long sur l'évolution des entreprises.
    Riche de son expérience de la communication et du management, Bernard Emsellem passe en revue 109 éléments de langage qui lui paraissent relever des mots-bidons.
    Les mots, dit René Char, « savent des choses » que nous ignorons. L'exégèse tous azimuts de ceux qui sont disséqués ici montre l'ampleur des changements en cours dans les pratiques professionnelles et leur accélération depuis la pandémie.
    « C'est en refondant leur rôle dans la société que les entreprises assureront leur pérennité » estime l'auteur, qui ajoute : « Elles ne peuvent plus se payer de mots, encore moins de mots-bidons ».De formation scientifique, Bernard Emsellem a travaillé dans l'analyse de système et la communication. Il a notamment présidé l'agence TBWA\corporate et assuré la direction de la communication et celle du développement durable de la SNCF.

  • Pour en finir avec la démocratie participative

    La démocratie participative s'est imposée comme le principal remède à la crise de notre démocratie représentative. De la plus petite commune rurale au plus haut sommet de l'État, chaque institution y va de son dispositif : conventions citoyennes, budgets participatifs, ou autres consultations en ligne. Cette injonction participative mérite pourtant d'être questionnée.
    Les outils mis en place depuis deux décennies ne corrigent pas les limites de la démocratie représentative : abstention, déficit de représentativité des élus, centralisation du pouvoir... Le Grand Débat et la Convention citoyenne pour le climat en sont l'illustration. Loin de redonner du pouvoir aux citoyens, ces expériences ont surtout fait la preuve de leur impuissance à transformer le système politique.
    Il est aujourd'hui nécessaire de mettre un coup d'arrêt à cette fuite en avant participative dont les fausses promesses ne font qu'accroître la défiance des citoyens. L'urgence n'est pas de (faire) participer, mais de démocratiser l'action publique en mettant fin à la surdité des institutions et en redistribuant l'accès au débat démocratique.  

  • Quand il aura vingt ans

    A ceux qui éteignent les Lumières

    « À quoi ressemblera la France quand mon fils aura vingt ans ? À quoi ressemblera le pays des Lumières s'il continue à se fracturer ainsi de l'intérieur ?
    Un grand nombre de citoyens inquiets, qu'ils soient parents ou non, se posent ces questions légitimes auxquelles les responsables politiques peinent à répondre. Notre société est bousculée par une nébuleuse de pensées minoritaires dont nous connaissons très mal les contours. Nous la désignons par le terme wokisme, objet hautement inflammable qui agrège différents courants en lutte contre les discriminations, des mouvements décoloniaux aux associations LGBT, en passant par l'indispensable combat pour l'égalité entre les femmes et les hommes. »Dans cet essai, Chloé Morin livre une analyse du phénomène woke, appuyée par des sondages inédits qui, pour la première fois, permettent de le quantifier. À travers cinq dystopies, l'auteure s'autorise aussi des détours par la fiction pour imaginer ce que serait notre futur immédiat soumis aux ravages d'un mouvement qui s'est détourné des idéaux humanistes de ses origines.
    Une voie existe, entre ceux qui condamnent en bloc cette vague perçue comme un nouveau totalitarisme et ceux qui, au contraire, estiment que ce combat est une fin qui justifie tous les moyens. Gardons espoir.  

  • Bains de foule

    Les voyages présidentiels en province, 1888-2022

    Grâce à la télévision le président de la République peut s'adresser à tous les Français Très régulièrement des sondages viennent l'informer de ce que pensent ses concitoyens Pourquoi alors continue-t-il à intervalles réguliers à parcourir les provinces de l'hexagone ? Si les visites présidentielles perdurent sans discontinuer depuis la fin du XIXe siècle c'est parce qu'elles semblent ne jamais connaître l'échec : des déplacements de Sadi Carnot à ceux de Jacques Chirac les commentateurs (policiers politiques ou journalistes)constatent sans faillir la liesse du public et attestent immanquablement de la popularité du président En croisant commentaires de voyages et archives de leurs préparatifs ce livre est à la fois une histoire des tours de France présidentiels et une plongée dans l'atmosphère des « petites patries » en fête L'enquête montre que l'efficacité des tournées politiques repose sur une mécanique qui tient tout entière dans une formule aussi simple que robuste : « Si les gens applaudissent c'est qu'ils adhèrent » L'objectif essentiel de cet ouvrage revient à en expliquer la magie Prix Claude Berthault de l'Institut de France Ce Prix "récompense une oeuvre scientifique qui contribue à accroître le renom de la Nation française"  

  • Bienheureux soit notre monde

    6 janvier 2029, Berlin. Ehud Elmer, prisonnier politique enfermé depuis trois ans, parvient à s'évader à la faveur d'une cyberattaque. Traqué par toutes les polices, il retrouve ses complices et reprend la tête de son groupe de résistants, les « Vivants ». Leur but ? Éliminer systématiquement ceux qu'ils désignent comme les vrais maîtres du monde, les « Sombres », ces dirigeants insaisissables qui se cacheraient derrière les gouvernants et qui seraient responsables de tous les dérèglements de la planète.
    La situation mondiale est catastrophique : le réchauffement climatique s'est aggravé, provoquant des millions de morts chaque année. À Washington, Donald Trump, élu en 2024 et réélu en 2028, a lancé un vaste programme d'expulsion des étrangers et une lutte sans merci contre le trafic de drogue.
    En France, Marine Le Pen, élue en 2027 et toujours populaire après deux ans de mandat, tente de faire réformer la Constitution pour rester au pouvoir jusqu'en 2046. Alors que la guerre gronde sur tous les continents, la plupart des gens se résignent à ne pas avoir d'impact sur l'avenir et s'étourdissent de drogues, de malbouffe et de jeux vidéo...
    Que peut un petit groupe de rebelles contre ces forces immenses ? La bataille est-elle perdue d'avance ? À chacun d'entre nous de choisir son camp...  

  • Cahiers français - Médias et démocratie

    La liberté de la presse, et par extension celle de l'ensemble des médias, est constitutive de la démocratie. Elle est gage de pluralisme en faisant vivre une multitude de courants de pensée et d'opinion tout en offrant un contre-pouvoir face aux dirigeants. Elle permet de disposer d'une information fiable réalisée par des journalistes jouissant d'une réelle liberté d'opinion. Chaque citoyen peut ainsi prendre connaissance des politiques menées, les juger et les comparer avec celles d'autre pays, découvrir les propositions alternatives des opposants... Il ne saurait donc exister de démocratie sans une authentique liberté d'informer et d'être informé. Cette exigence va de pair avec celle d'une déontologie qui suppose : la qualité de l'information, le sérieux dans la vérification des faits, l'indépendance face aux groupes de pression... L'enjeu de ce dossier est de comprendre les évolutions récentes du paysage médiatique notamment face au formidable essor d'internet et des réseaux sociaux. Les articles s'attacheront à analyser la situation de ce paysage médiatique face aux exigences d'une démocratie avancée. Les dérives observées mettent-elles en péril le fonctionnement de notre démocratie ? Quels correctifs envisager pour y remédier ?  

  • Dire la France

    Culture(s) et identités nationales 1981-1995

    Depuis près d'une décennie, la controverse sur l'identité nationale déchire les familles politiques, divise le monde intellectuel et embrase la société française. La généalogie de cette obsession identitaire est peu connue. Elle est pourtant révélatrice d'une histoire oubliée, lorsque dans les années 1980, l'ambition politique de dire la France faisait rimer culture et identité nationale. Comment la culture est-elle devenue à cette époque un enjeu majeur, jusqu'à constituer le socle du récit national ? Tirant un fil qui revisite les grandes heures de la politique culturelle sous François Mitterrand, remémore le combat contre l'antiimpérialisme américain, traverse les politiques du "droit à la différence" et leur remise en cause pour s'achever avec la bataille de l'exception culturelle en 1993, Vincent Martigny ressuscite l'atmosphère d'une décennie cruciale pour déchiffrer les querelles contemporaines de l'identité.  

  • Enfants à vendre

    Enquête : qu'a fait Internet de nos enfants ? Entre les enfants et le numérique... c'est compliqué, beaucoup plus compliqué que prévu. On était pourtant partis confiants. Mais pour nos juniors, disons les 0-25 ans, le bilan est sévère. Entre les problèmes de santé physique et mentale, la montée des croyances loufoques, les drames du cyberharcèlement et un rapport au monde qu'on leur vend « ultragamifié » et « surmarchandisé »..., une question devient légitime et urgente : Qu'a fait Internet de nos enfants ? L'ADN vous propose cette enquête. Elle est inconfortable, souvent, mais nous donne les moyens de nous saisir de l'un des grands enjeux de notre temps.