Conseils de lecture

  • Joie & paix

    Depuis 20 ans la politique française fonctionne par la peur : peur du déclin, peur des crises, peur de l'avenir. À force d'alertes et de catastrophes annoncées, le débat public s'est assombri, laissant la société anxieuse face à un horizon sans cesse décrit comme menaçant.

    Dans cet essai vif, accessible et engagé, Gaspard Ganzter défend l'idée que les grandes victoires politiques ne naissent pas de la peur, mais de la joie. De la Révolution française aux mobilisations contemporaines, il montre que les moments politiques décisifs sont souvent des moments d'enthousiasme collectif. À l'approche de 2027, ce livre propose de repenser la vie politique moins comme une gestion anxieuse des crises que comme la capacité à redonner envie de construire un avenir commun dans la joie, et même peut-être dans la bonne humeur.  

  • Le caïman de Colombey

    Et si un candidat impossible venait déjouer tous les pronostics de la présidentielle 2027 ?Un candidat capable de réunir autour de lui Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Manuel Valls et Gabriel Attal. Un candidat que l'on croyait mort et qui reviendrait sous la forme d'un caïman amazonien. C'est le point de départ du Caïman de Colombey, une fable politique, absurde en apparence et sérieuse sur le fond. Cette fable donne une résonance toute particulière à la séquence électorale qui s'ouvre : elle prend à contre-pied les récits politiques convenus et étriqués en imaginant une hypothèse constructive et profondément républicaine dans son intention. La question qu'elle pose est simple : pourquoi, malgré tout, les Français ne seraient-ils pas capables d'avancer à nouveau ensemble ?

    Pierre Chavonnet est consultant en communication. De 2014 à 2026, il a été maire de Gerberoy (Oise).  

  • Les irresponsables : Qui a porté Hitler au pouvoir ?

    Un consortium libéral-autoritaire, tissé de solidarités d'affaires, de partis conservateurs, nationalistes et libéraux, de médias réactionnaires et d'élites traditionnelles, perd tout soutien populaire : au fil des élections, il passe de presque 50% à moins de 10% des voix et se demande comment garder le pouvoir sans majorité, sans parlement, voire sans démocratie. Cet extrême centre se pense destiné à gouverner par nature : sa politique est la meilleure et portera bientôt ses fruits. Quand les forces de répression avertissent qu'elles ne pourront faire face à un soulèvement généralisé, le pouvoir, qui ne repose sur aucune base électorale, décide de faire alliance avec l'extrême droite, avec laquelle il partage, au fond, à peu près tout, et de l'installer au sommet. Cette histoire se déroule en Allemagne, entre mars 1930 et janvier 1933. Elle repose sur une lecture des archives politiques, des journaux intimes, correspondances, discours, articles de presse et Mémoires des acteurs et témoins majeurs. Elle révèle non pas la progression irrésistible de la marée brune, mais une stratégie pour capter son énergie au profit d'un libéralisme autoritaire imbu de lui-même, dilettante et, in fine, parfaitement irresponsable.  

  • Les zones grises de l'information

    Mieux réguler pour protéger la démocratie

    Selon les propos de Rasmus Kleis Nielsen, directeur à l'Institut Reuters pour l'étude du journalisme à l'Université d'Oxford : « Les modèles historiques ont disparu et ne reviendront jamais. Par le passé, en tant que citoyen, j'avais un nombre limité de médias à ma disposition. Ils étaient rares, tous en compétition. Le média que vous choisissiez détenait beaucoup de pouvoir auprès des annonceurs. (...) Aujourd'hui, vous avez l'embarras du choix. En conséquence, les acteurs privés [éditeurs de presse] n'ont plus de pouvoir de marché, ni sur vous ni sur les annonceurs. Ces derniers sont à l'affût de l'attention et du temps que nous accordons aux médias en ligne et aux plateformes ».

    L'embarras du choix, c'est la multitude d'acteurs dont la commission d'enquête a tenté de prendre la mesure à travers ses auditions : des pure players, des agrégateurs de contenus, des journaux d'investigation, des journaux d'opinion à la ligne éditoriale tranchée, des créateurs de contenus d'information qui font œuvre de pédagogie, des publications à dominante de publicité et de placement de produits. Mais c'est aussi n'importe quel individu qui s'exprime, en connaissance de cause ou non, sur les réseaux sociaux... et à présent les modèles d'IA générative.

    La conséquence, c'est l'effondrement du modèle économique des médias journalistiques, la malinformation et la désinformation massives, les manipulations étrangères ou intérieures mettant à profit la nature même des algorithmes à des fins lucratives, politiques ou d'influence : donc une potentielle déstabilisation grave du fonctionnement de la démocratie libérale. C'est aussi une régulation qui tantôt s'accroche à des cadres anciens en partie encore valides, en partie en voie d'obsolescence (loi sur la presse, régime des publications de presse, aides à la presse) tantôt espère beaucoup des autorités et des lois européennes (DMA, RSN, SMA).

    Devant cette situation, la commission n'a pas voulu céder au découragement. Les règles européennes peuvent être améliorées et leur mise en œuvre accélérée ; le droit national recèle encore des ressources parfois insoupçonnées, dont certaines peuvent être renforcées, pour lutter contre la désinformation, y compris contre les insuffisances des plateformes ; les risques peuvent être mieux contrôlés en période électorale ; l'information de qualité peut être davantage soutenue et mise en avant.

    Consulter le rapport (lien externe)

  • Nous les Français

    Le livre à mettre dans les mains de tous les électeurs... et de tous les candidats !

    Notre assiette vote. Notre logement vote. Notre chien vote. Même notre doudoune vote.
    Nous sommes un peuple si politique que chacun de nos choix dévoile notre vision du monde : courir le midi plutôt que déjeuner, boire de l'eau en bouteille plutôt que du robinet, déménager à Marseille, mourir à Valenciennes, s'équiper d'un air fryer ou d'un vélo-cargo. Pris isolément, ces actes semblent anodins. Mais mis bout à bout, ils dessinent une cartographie saisissante de la France d'aujourd'hui, de ses désirs, ses peurs et ses contradictions.
    En cent exemples illustrés, accessibles et surprenants, Nous, les Français explore le pays à hauteur de vie vécue. Le minuscule pour montrer le majuscule.
    La France telle qu'elle est vraiment, racontée comme nos dirigeants politiques ne le feront jamais.

  • Aqua

    Quand Martin Jobard, un enfant du pays devenu haut fonctionnaire à Paris, décide de briguer la mairie du village pour moderniser le réseau d'eau potable, il trouve sur son chemin Maria, la généreuse et idéaliste tenancière de l'épicerie, qui défend la source des anciens. La lutte qui s'engage va éveiller, chez les habitants, le pire comme le meilleur. Maria pourra-t-elle changer le cours des choses ?

    Sur fond de crise de l'eau, Aqua met en scène une communauté rurale prise dans des contradictions contemporaines. On y croise un ministre trop pressé, une naturopathe bouddhiste, un éleveur mélancolique, une préfète amoureuse, un survivaliste flegmatique, une hydrogéologue anticapitaliste...

    Entre mythologies normandes et bureaucratie locale, Gaspard Kœnig déploie tout son art de la satire sociale. Inscrivant Aqua dans le même terroir que Humus, il poursuit son exploration romanesque des quatre éléments.  

    Couverture du livre "Aqua"
  • Au-delà des apparences

    Des raisons d'être optimiste en France

    Un décryptage des tendances de fond de la société française, qui identifie les raisons de l'optimisme sous l'écume des idées fausses ou des contre-vérités.

    Les dirigeants d'Ipsos partent du constat que la majorité des Français se font une idée erronée de la réalité. Or, ces erreurs d'appréciation conduisent à de mauvais diagnostics qui nous font glisser vers un niveau de pessimisme jamais atteint, 87 % de la population considérant le pays en déclin.

    Elles se doublent d'un climat de peur exacerbé par les événements qui ont défrayé la chronique de ce dernier quart de siècle, depuis le 11 septembre en passant par les attentats islamistes (Charlie Hebdo, le Bataclan...), la pandémie ou les menaces de guerre mondiale auxquels s'ajoutent la crise climatique ou les aléas d'une économie qui nous échappe. La fragilité de notre situation désempare les Français et les poussent à se recroqueviller sur eux-mêmes.
    Derrière ces tentations, cependant, on découvre des gens qui estiment nécessaire de prendre en considération les singularités de chacun et qui croient encore à la force du lien social ou en la capacité des marques à avoir un impact positif et durable sur la société.

    Alexandre Guerin et Brice Teinturier révèlent ainsi les mouvements tectoniques qui se jouent sous la surface, les questions de famille et de travail, de loisirs et de consommation ne s'appréhendant plus aujourd'hui comme hier. Les auteurs mettent l'accent sur les sujets qui cristallisent nos peurs et nos espoirs : l'opposition entre expérience personnelle et vérité scientifique, la santé mentale devenue une préoccupation majeure, les fantasmes et les réalités du monde rural, la tension entre le paraître et la quête d'authenticité, l'envie d'évasion face aux exigences de l'engagement, etc.

    En définitive, se dessinent en arrière-plan une volonté de reprise en main de sa destinée, tant sur l'aspect individuel que collectif, et une attente de responsabilisation à tous les niveaux.  

    Couverture du livre "Au-delà des apparences"
  • Cahiers français : Quand tout devient jeu

     Longtemps cantonné à la sphère du loisir, le jeu s'est imposé au coeur de nos existences. Qu'il prenne la forme d'un ticket de loto, d'un jeu vidéo en ligne, d'un plateau partagé en famille ou d'une méthode de formation professionnelle, il traverse désormais toutes les sphères de la vie quotidienne. Sa présence sous diverses formes s'observe tant dans la vie privée que dans le monde professionnel, la communication que la consommation.

    Aujourd'hui, les pratiques ludiques s'inscrivent dans des logiques économiques et réglementaires complexes. En France, le jeu d'argent concerne près d'un adulte sur deux et représente un marché légal de 59 milliards d'euros par an.

    Ce dossier de Cahiers français se propose d'explorer les multiples dimensions de ce phénomène social : économique, éducative, culturelle, sociologique - autant d'aspects où se redéfinit notre rapport au plaisir, à la règle et notre façon d'envisager les relations humaines. Il interroge la place grandissante des jeux vidéo, l'évolution des jeux de société en France, le développement des jeux d'argent ou encore les mécanismes de la "gamification" qui investissent désormais les univers professionnels et numériques. Le numéro met également en lumière les tensions qui accompagnent cette dynamique : risques d'addiction, encadrement des jeux d'argent, ou encore effets sociaux de dispositifs ludiques omniprésents.  

  • FUTU&R

    Qui a tué internet

    À ses débuts, le « réseau des réseaux » promettait de relier les individus et d'étendre le champ du savoir. Un demi-siècle plus tard, face à l'extension du pouvoir des Big Tech, à la prolifération des contenus générés par des ia et au découpage du Web à des fins monopolistiques ou de contrôle politique, il ne reste pas grand-chose de cette belle promesse. Qui est coupable ? FUTUR a mené l'enquête.  

  • Guide de l'influence responsable

    ADEME communication responsable 2026

    Dans la lignée du Guide de la communication responsable mis à jour en 2022, le Guide de l'influence responsable propose de concentrer le regard sur les enjeux propres à ceux de l'influence marketing face aux questions de la transition écologique.
    Acteurs centraux des plateformes sociales, les créateurs et créatrices de contenu jouent aujourd'hui un rôle important dans la fabrique des imaginaires, des normes sociales et des comportements de consommation. Le développement rapide du secteur de l'influence marketing ces dernières années a profondément transformé les pratiques : nouveaux acteurs, multiplication des partenariats commerciaux, dépendance aux plateformes, relations renforcées avec l'audience. Dans un contexte de régulation récente, ce développement s'est également accompagné de certaines dérives, notamment des pratiques publicitaires parfois peu lisibles pour le public.
    Dans ce cadre, les responsabilités des influenceurs, des agences et des organisations sont de plus en plus questionnées, au regard des enjeux de transparence ainsi que des impacts sociaux et environnementaux de leurs pratiques.
    Pour accompagner les professionnels de l'influence (créateurs et créatrices de contenu, agences d'influence, organisations), ce guide vise à éclairer les principaux enjeux liés à l'exercice de l'influence dans un contexte de transition écologique, en proposant des repères pour mieux comprendre les impacts de ces pratiques et les responsabilités associées.
    Il a également pour objectif de mettre en lumière le pouvoir d'influence de ces acteurs sur la société et les comportements de consommation, ainsi que les questions éthiques qu'il soulève.
    Enfin, ce guide se veut résolument opérationnel. Il propose des clés de compréhension et des conseils concrets pour faciliter la mise en action et encourager le développement de pratiques d'influence plus responsables.

    Téléchargez le guide (lien externe)

  • L'empire de l'ombre : Guerre et terre au temps de l'IA

    Sur la scène : Donald Trump, Vladimir Poutine, Xi Jinping. Une fébrilité planétaire - le risque d'une déflagration mondiale. Le spectacle est impressionnant, mais que se passe-t-il vraiment dans l'ombre ? Une transformation profonde est en cours. Il est devenu urgent de la comprendre. Des idéologues du Kremlin aux techno-césaristes de la Silicon Valley, de nouvelles élites cherchent à forger des empires. La puissance de feu, matérielle et intellectuelle, du projet qui s'impose depuis la Maison-Blanche est incontestable. Comme toujours en pareil cas, ses partisans ont tendance à le présenter comme inéluctable. Mais l'acharnement avec lequel ils s'en prennent à l'Europe nous dit qu'ils la considèrent tout de même comme un obstacle à la mise en oeuvre de leurs plans. S'en rendre compte, c'est prendre conscience que nous avons davantage de pouvoir que nous l'imaginons et construire un avenir alternatif. Le point de départ doit être le refus de la soumission. Puisque le défi est philosophique et culturel, toute résistance commence par la connaissance. C'est ce qui fait de ce quatrième volume de la revue un vademecum nécessaire à tout citoyen convaincu que la vassalisation heureuse ne peut pas être sa destinée.

    Giuliano da Empoli, avec les contributions de Daron Acemoglu, Sam Altman, Marc Andreessen, Lorenzo Castellani, Adam Curtis, Mario Draghi, He Jiayan, Benjamín Labatut, Marietje Schaake, Vladislav Sourkov, Peter Thiel, Svetlana Tikhanovskaïa, Jianwei Xun, Curtis Yarvin.

    Le Grand Continent, revue née en ligne et portée par une nouvelle génération, s'est imposé comme la plateforme de référence pour le débat stratégique, politique et intellectuel à l'échelle continentale.  

  • L'étrange défaite

    "Ces pages seront-elles jamais publiées ? Je ne sais. Je me suis cependant décidé à les écrire. L'effort sera rude : combien il me semblerait plus commode de céder aux conseils de la fatigue et du découragement ! Mais un témoignage ne vaut que fixé dans sa première fraîcheur et je ne puis me persuader que celui-ci doive être tout à fait inutile. Un jour viendra, tôt ou tard, j'en ai la ferme espérance, où la France verra de nouveau s'épanouir, sur son vieux sol béni déjà de tant de moissons, la liberté de pensée et de jugement. Alors les dossiers cachés s'ouvriront ; les brumes, qu'autour du plus atroce effondrement de notre histoire commencent, dès maintenant, à accumuler tantôt l'ignorance et tantôt la mauvaise foi, se lèveront peu à peu ; et peut-être les chercheurs occupés à les percer trouveront-ils quelque profit à feuilleter, s'ils le savent découvrir, ce procès-verbal de l'an 1940." Marc Bloch  

    Couverture de l'ouvrage L'étrange défaite de Marc bloch
  • La beauté cachée des cartes

    La Beauté cachée des cartes est une invitation à porter un autre regard sur les cartes, à les observer de plus près, à plonger au cœur de leurs dessins et textes pour s'émerveiller de leur beauté ainsi révélée. Jean-Luc Arnaud a minutieusement sélectionné plus de 200 morceaux choisis de cartes du monde entier. Extraits de la planche d'origine et de leur contexte, ces fragments deviennent, une fois agrandis, de véritables œuvres d'art. Surgissent ainsi des paysages, des fleurs, des animaux ou des motifs géométriques, accompagnés de textes poétiques. Les cartes géologiques, météorologiques ou statistiques révèlent des détails insoupçonnés et créent une collection de tableaux abstraits qui transporte dans un voyage inédit et surprenant.  

    Couverture du livre "La beauté cachée des cartes"
  • La guerre civile n'aura pas lieu

    Pour en finir avec la vision d'un pays déchiré

    L'enquête de grande ampleur sur la France d'aujourd'hui, qui démonte les clichés.Immigration, islam, insécurité, école, écologie, " wokisme " ... La France serait au bord de l'implosion. La vision d'un pays déchiré s'est imposée sur les plateaux télé, elle irrigue le débat politique. Thèse majeure de l'extrême droite, elle a gagné la droite, le centre et parfois la gauche. Elle est partagée par l'opinion. Pourtant, elle est fausse.
    La France n'est pas archipelisée, elle n'est pas au bord de la guerre civile ni en voie de décivilisation. Passant au crible les discours politiques, l'état du pays et les enquêtes d'opinion, les auteurs montrent que les arguments du chaos sont trompeurs et manipulatoires. Que la réalité est souvent aux antipodes du débat public. Et que les Français se retrouvent fréquemment autour des mêmes valeurs positives... et des mêmes attentes insatisfaites.
    Cette plongée dans l'âme du pays offre un panorama de la France beaucoup plus conforme au réel, honnête et respectueux des enjeux véritables auxquels nous sommes confrontés. Une vision qui permet de penser l'avenir en conscience, loin du tableau décliniste qui mine le moral et sape la confiance.  

    Couverture du livre "La guerre civile n'aura pas lieu"
  • La guerre des mots ou la démocratie assiégée

    On dira qu'il y a plus urgent : le climat, les guerres réelles, les démocraties qui vacillent. Qu'en temps de péril, discuter des mots serait un luxe. C'est l'inverse. Car les mots ne viennent jamais après : ils préparent, ils autorisent, ils cadrent. À force de parler de « guerre » pour tout, nous avons laissé le langage guerrier devenir parfaitement cohérent : il faut un chef, des combats à mener, des victoires à remporter. Ce vocabulaire ne clarifie pas le réel : il l'excite, le simplifie, le durcit. Et surtout, cette guerre des mots, de « l'invasion », de la « reconquête », de la « civilisation menacée », des « frontières » et des « ennemis », prospère d'autant mieux qu'on la traite comme une simple métaphore. Elle n'a pourtant rien d'anodin : elle organise les affects, distribue les rôles, rend certaines issues pensables et d'autres impossibles. Bien sûr, changer de mots ne suffira pas à changer le monde. Mais continuer à parler comme nous parlons, c'est garantir que rien ne changera. D'autres mots existent pour nommer le désaccord sans l'armer, le conflit sans l'exalter et l'adversaire sans en faire un ennemi. La démocratie est un régime de parole : si nous voulons la réparer, c'est aussi par là qu'il faut commencer.

    Guénaëlle Gault est directrice générale de L'ObSoCo, experte associée à la Fondation Jean-Jaurès et enseignante à Sciences Po Paris. Spécialiste des modes de vie, du changement social et de la consommation, elle est notamment l'auteure de Quand l'info épuise et Nos futurs possibles (L'Aube).  

  • Le guide de la communication publique numérique

    Moins de bruit, plus de sens et de relations

    Comment repenser la communication publique numérique dans un contexte de défiance citoyenne, de désinformation et de transformation digitale accélérée ?
    Cette 4e édition du Guide de la communication publique numérique accompagne les collectivités dans la conception et le pilotage d'une stratégie digitale cohérente et responsable. L'ouvrage analyse les nouveaux enjeux (crise de confiance, intelligence artificielle, sobriété numérique, accessibilité) et propose des méthodes concrètes pour organiser sa communication numérique, gérer les crises, produire des contenus efficaces et maîtriser les outils digitaux : site internet, réseaux sociaux, digital workplace, vidéo ou médias directs.
    Un guide opérationnel destiné aux directeurs de communication, responsables numériques et communicants publics.  

  • Le temps de l'obsolescence humaine

    « La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au cœur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ?
    Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? »
    Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.  

  • Légitime défiance

    Une analyse sociologique du ressentiment des gouvernés contre l'État
    Incivilités aux guichets, agressions contre des agents publics, violences dans les hôpitaux... La défiance envers les institutions étatiques connaît en France un niveau rarement atteint dans d'autres pays européens. Prenant le contrepied des discours alarmistes sur la montée du populisme, ce livre montre que cette révolte du ressentiment est le produit d'une transformation de l'État. D'un côté, les classes dominantes parviennent de mieux en mieux à se servir de ses institutions ou à s'en passer en se tournant vers le privé. De l'autre, les groupes défavorisés continuent à être attachés aux services publics, mais accumulent à leur contact déceptions et désillusions à mesure qu'ils disparaissent. C'est désormais la croyance dans la capacité de l'État à protéger sa population qui vacille, alimentant la tentation de restreindre ses prestations aux seuls nationaux.
    À partir d'enquêtes quantitatives et qualitatives, cet ouvrage explore l'évolution des rapports à l'État, en s'intéressant aussi bien aux institutions régaliennes (justice, fisc, police) qu'aux autres services publics (hôpitaux, écoles et administrations sociales).  

    Couverture du livre "Légitime défiance"
  • Les Avocats de la République

    Les avocats ont compté parmi les grandes voix de la République. Maîtres du droit et du verbe, cherchant à briser le carcan social et politique de la monarchie, ils furent, au XIXe et au XXe siècle, les fers de lance du combat pour la liberté, la justice et la démocratie.

    Leur talent oratoire et leur passion républicaine, animés par la flamme de l'héritage des Lumières, ont nourri les heures glorieuses des débats publics depuis la Révolution française. Danton appelant à sauver la patrie en danger, Gambetta sommant le monarchiste Mac-Mahon de se soumettre ou de se démettre, Robert Badinter réclamant l'abolition de la peine de mort : les avocats ont marqué notre histoire politique.

    Jean Garrigues propose ici une histoire de la République vue à travers leurs discours, qui sont autant de rencontres décisives entre les événements majeurs de l'émancipation républicaine et les figures de proue de l'éloquence qui ont su les incarner. Il retrace ces moments cruciaux où l'art de la parole et la force de la conviction ont changé le cours des choses et permis de préserver et d'améliorer la République.  

  • Les quatre points cardinaux

    Une histoire insolite de l'orientation

    Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au cœur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires.
    L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest.
    De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.  

    Couverture du livre "Les quatre points cardinaux"
  • MARC BLOCH AU PANTHÉON, CETTE FRANCE QUI RÉSISTE

    Douzième figure de la résistance au nazisme et premier historien universitaire à faire son entrée dans la nécropole du temple de la nation française, Marc Bloch, auquel nous consacrons ce numéro du 1 hebdo, est une personnalité inspirante, un homme prudent et modéré, que la passion de la République a conduit à des actions héroïques.

    Couverture de Le1
  • Nos nouveaux maîtres

    Détenteurs de nos données, maîtres des réseaux sociaux, ils se moquent de radicaliser la société et de propager la désinformation pourvu que leurs algorithmes captent notre attention. Seigneurs de la Tech, ils possèdent une partie des réseaux satellites et collaborent avec l'armée. Ils n'ont peur ni de la guerre ni des catastrophes écologiques puisqu'ils pensent y survivre.

    En quelques années, ces informaticiens devenus milliardaires ont accumulé un pouvoir gigantesque. Ils financent aujourd'hui les politiques qui servent leurs intérêts et n'ont pas hésité à se prosterner devant Donald Trump. Avec cette arme, ils combattent tous les garde-fous, limitent les réglementations et le rôle de l'État.

    Les voici maintenant qui investissent dans la régénération cellulaire et les interfaces cerveau-ordinateur. Ils veulent repousser les limites de l'humanité par l'intelligence artificielle.

    Voilà nos nouveaux maîtres. Cette incroyable enquête vous plongera au cœur de leur pouvoir sans limite.

  • Pour une justice aux 1000 visages

    Le mythe français de l'égalité des chances

    Lycéen, je ne m'imagine pas magistrat ni même juriste. J'y viens un peu par accident. Mais c'est parfois quand les choses sont imprévues qu'elles prennent le plus de sens.
    Au fil des pages, Youssef Badr revient sur son parcours de vie et interroge la notion de méritocratie. Fils de Marocains immigrés en France, il a dû travailler dur, surmonter d'innombrables obstacles ainsi que de nombreux préjugés pour devenir magistrat, puis, un temps, porte-parole du ministère de la Justice. Mais parce qu'il ne s'est jamais agi de n'être que l'Arabe qui cache la forêt, Youssef Badr est engagé de longue date auprès de celles et ceux qui, comme lui, n'ont peut-être pas la tête de l'emploi.
    Mêlant, avec force et judicieusement, anecdotes personnelles, données de terrain et d'enquêtes, ainsi que des propositions concrètes, Youssef Badr nous donne à lire une France enrayée et une justice composée encore en majorité écrasante de membres issus des classes sociales dominantes, et nous invite à nous secouer : si nous voulons que les choses changent, si nous voulons que toutes nos jeunesses aient une meilleure et plus juste chance, c'est maintenant qu'il faut agir.   

    Couverture du livre "Pour une justice aux 1000 visages"
  • Science et société - Alliance ou défiance

    Cahiers français

    La science occupe une place centrale dans nos sociétés contemporaines. Elle est à la fois source de progrès techniques, de croissance économique et d'améliorations concrètes de la vie quotidienne. Elle soulève également un certain nombre de questionnements, de controverses et devient à certaines occasions, un objet de défiance. Du développement de la médecine à l'essor de l'intelligence artificielle, des politiques de recherche publiques aux débats sur le climat, la science ne se déploie jamais hors du champ social : elle est inséparable des enjeux politiques, économiques, culturels et éthiques de son temps.

    Cahiers français se propose d'explorer les multiples facettes du lien entre science et société à travers diverses thématiques croisant les approches politiques, historiques, sociologiques, économiques et éthiques. Ce numéro revient sur l'héritage historique de la science, les évolutions du système de recherche : financement, responsabilités éthiques ou encore rôle croissant des logiques économiques dans l'orientation des priorités scientifiques. Mais aussi l'essor de la technoscience, les transformations qu'elle impose aux sociétés contemporaines ainsi que les nouvelles fractures qui traversent ce régime (impact de l'intelligence artificielle sur le travail qualifié ou encore diffusion de la désinformation scientifique à l'ère des réseaux sociaux). Le numéro explore enfin les tensions contemporaines entre recherche scientifique, innovation technologique et débat public et souligne l'importance d'un dialogue renouvelé.

    Couverture du magasine "Les Cahiers français"
  • Un dimanche en France

    Le dimanche n'est plus vraiment religieux, mais il demeure sacré. C'est le seul jour qui échappe encore à la tyrannie du flux et à l'obsession du rendement. Celui qui nous rend à nous-même. Jour de la balade et du repas qui s'éternise, du marché bruissant et des stades pleins, des musées ouverts et des siestes méritées, le dimanche raconte la France autrement - par ses gestes ordinaires, ses rituels, ses lenteurs, ses contrastes. Des taxis de nuit aux étudiants, des agriculteurs aux bricoleurs, des sportifs aux téléspectateurs de Michel Drucker, Un dimanche en France brosse le portrait sensible d'un pays qui, chaque semaine, suspend le cours de sa vie pour mieux se retrouver.
    Entre sociologie et récit, conversations et enquêtes, ce livre collectif réunit essayistes, journalistes, consultants, sociologues, responsables publics et privés. Tous explorent ce moment fragile où la nation se repose, rêve, doute ou s'invente à nouveau. Parce que comprendre le dimanche, c'est aussi comprendre ce qui, de nos liens, demeure.  

    Couverture du livre "Un dimanche en France"
  • À l intérieur : Police, gendarmerie, opérations spéciales Cinq saisons au cœur du plus secret des ministères

    Pendant un an et demi, Mathieu Sapin a pu observer de l'intérieur ce qui se passe "À l'Intérieur". Un reportage exceptionnel, au cœur de l'actualité parfois brûlante (les manifestations contre la réforme des retraites ; l'affaire Nahel ; la crise à Mayotte ; la venue du pape à Marseille ; la Nouvelle-Calédonie ; les législatives anticipées) et du quotidien de ces femmes et de ces hommes, attachés au service public, qui assurent notre sécurité à tous, dans les commissariats, les préfectures, les DOM-TOM, en ville ou à la montagne...

  • A l'assaut du réel

    Vers la post-réalité ?

    Voici venu le moment de la post-réalité.Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité.Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle.Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ?Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).  

  • C'est de la com ! 60 idées reçues

    « C'est de la Com' » est une formule accusatrice et réductrice, utilisée pour disqualifier sans argument, un propos, une idée ou une initiative supposée sans fond, qui ne relèverait que de l'affichage, accablant ceux qui privilégient l'effet d'annonce à l'annonce des faits. À l'ère du tout communication, où l'importance de l'image est devenue incontournable, la Com' ne se limite pourtant pas aux apparences. Pour mieux comprendre la communication, ce livre revient sur les clichés les plus fréquents, et répond aux détracteurs de ce métier qu'ils ne connaissent pas, et qui confondent avoir un avis et des compétences.

    L'auteur, Frédéric FOUGERAT, a découvert la communication au moment de la création des radios libres en France au début des années quatre-vingt. Dircom dès l'âge de vingt ans, il est décrit par la presse comme « un enfant de la communication » ou comme « L'as de la Com' ». Il s'est imposé comme une référence, par sa longévité dans le métier, son engagement à valoriser et promouvoir le professionnalisme de la communication, de nombreux prix français et internationaux venant récompenser ses travaux, et plusieurs livres lus dans plus de 25 pays. En 2021, le magazine Forbes l'a même classé en tête du top 100 des décideurs de la communication les plus influents en France.

    Ouvrage préfacé par trois experts de la communication publique et politique : Prisca THEVENOT, ancienne ministre et porte-parole du Gouvernement, Gaspard GANTZER, ancien conseiller communication du président Hollande et Franck LOUVRIER, ancien conseiller communication du président Sarkozy.  

  • Eco-anxiété

    « Parce qu'elle menace la santé mentale de plus de 2 millions de Français, l'éco-anxiété est un enjeu de santé publique qu'il convient de prendre en charge pour en faire une force positive d'adaptation aux situations environnementales à venir. » Pierre-Éric SUTTER « Cette étude - qui vise à objectiver la question de l'éco-anxiété en France - confirme l'importance de proposer des outils pour passer à l'action au service de la transition écologique et lutter contre ce phénomène. » ADEME - Valérie MARTIN L'éco-anxiété menace la santé mentale d'un Français sur dix avec, pour 420.000 d'entre eux, un risque psychopathologique. C'est ce que livre la première étude de référence sur ce phénomène en France, conduite par l'Observatoire de l'éco-anxiété (OBSECA), porté par Econoïa, en partenariat avec l'ADEME, et avec le soutien d'E5t. Aucune catégorie de population n'étant épargnée, l'éco-anxiété devient un enjeu central de santé publique. S'appuyant sur un outil de diagnostic construit scientifiquement, l'étude montre l'intérêt de comprendre l'éco-anxiété sur un continuum d'intensité croissant allant d'inquiétudes éparses relatives à la crise environnementale jusqu'à une profonde détresse psychologique. L'éco-anxiété peut être considérée comme un signe de lucidité face au dérèglement environnemental. Elle peut être transformée en moteur d'action et de résilience, même dans ses manifestations les plus intenses, si elle est prise en charge. Ce rapport inédit ouvre des pistes concrètes pour accompagner les éco-anxieux vers l'éco-engagement. Publié par les Éditions Frémeaux, en accord avec l'ADEME, ce livre prolonge Santé et Agriculture(s) (ITAB, INRAE et INSERM) et apporte une réponse scientifique et humaine aux menaces à la santé mentale engendrées par la crise environnementale. Patrick FRÉMEAUX  

  • Écologie et libertés

    Nos sociétés sont restées adolescentes, désorientées, en retard constant. L'écologie est un appel à resynchroniser nos caps et rythmes, régénérant nos corps, énergies créatrices et territoires. Cette revitalisation dépasse l'expansion, s'établissant à l'échelle du vivant dans son ensemble, intégrant institutions, économies et rituels en considérant la santé de nos environnements. Ce mouvement touche notre intimité, modifiant notre engagement et action.
    Le travail des récits, des imaginaires et des narrations culturelles devient essentiel. La redirection écologique, loin d'être nouvelle, nécessite de ménager, accueillir, enseigner et prendre soin comme fondements d'une nouvelle politique des territoires. Les Maisons de l'Écologie culturelle, imaginées dans l'esprit des Maisons de la culture de Malraux, pratiquent une citoyenneté d'un nouvel ordre. Osons célébrer l'avenir, malgré les défis actuels, en liant nos racines à nos engagements. Lorsque l'extrême droite souffle les braises des peurs, une autre trajectoire s'ouvre, fondée sur des engagements écologiques et culturels.  

  • L'ère de la post-vérité

    Comment les algorithmes changent notre rapport à la réalité

    À une époque où tout un chacun se réclame de la raison, le monde semble avoir perdu la tête, des États-Unis à l'Argentine en passant par l'Europe. Non seulement les individus peinent à discerner le vrai du faux, mais ils valorisent moins la vérité. Préférant les opinions préconçues et les fictions à la science, ils prennent de plus en plus leurs fantasmes et leurs peurs pour des réalités. Partout, les sociétés se polarisent.
    Fruit de trois ans de recherche pluridisciplinaire, cet ouvrage est le premier à caractériser scientifiquement la post-vérité et à en explorer toutes les dimensions, bien au-delà des " infox " auxquelles on la réduit abusivement. Dans une approche mêlant psychologie, neurosciences et économie des émotions, il montre les effets dévastateurs d'Internet et des réseaux sociaux, dont les algorithmes privilégient les contenus clivants et anxiogènes tout en confortant les croyances préalables. Ainsi se forment de dangereuses " bulles cognitives ".
    Le diagnostic est sans appel : ce basculement progressif des mentalités est intimement lié au capitalisme. Pour générer un maximum de revenus publicitaires, les algorithmes s'adressent à la part de nous-même qui souhaite se débarrasser de la réalité. Et s'ils instauraient la plus insidieuse des servitudes volontaires, avec notre complicité inconsciente ? Cet essai démontre aussi que l'essor mondial des extrêmes droites est en grande partie dû aux biais d'Internet et des réseaux sociaux, qui en favorisent les idées. Un livre salutaire qui invite à un sursaut de lucidité face à un enjeu social majeur de ce siècle.  

  • La culture du féminicide

    Les féminicides s'affichent partout. De la Bible à Netflix, tous les arts - mythologie, peinture, théâtre, cinéma, chanson - ont mis en scène le massacre des femmes. Leur mise à mort se décline sous une forme réaliste, mais aussi et surtout symbolique : érotisation du meurtre, esthétique du démembrement, dissection de la belle défunte, escamotage de dames par un magicien, désintégration du robot femelle. Ces représentations narratives et visuelles composent une culture du féminicide.
    Tuer des femmes : une longue histoire. Comment le meurtre sexualisé est-il devenu une pièce centrale de nos imaginaires - une évidence, un horizon d'attente, la grammaire de nos livres et de nos films ? En retraçant l'histoire de cette structure de pensée, on comprend comment les sociétés légitiment l'élimination des femmes.
    Écrivain et éditeur, Ivan Jablonka est professeur d'histoire à l'université Sorbonne Paris Nord. Il a notamment publié, aux Éditions du Seuil, Histoire des grands-parents que je n'ai pas eus (2012), Laëtitia (2016) et Des hommes justes (2019). Ses livres sont traduits en dix-sept langues.  

  • La guerre par d'autres moyens

    Un an après avoir quitté l'Élysée, Dan Lehman, ancien président de la République, n'est plus que l'ombre de lui-même. Le couple iconique qu'il formait avec l'actrice Hilda Müller n'est qu'une façade. Alcoolique, menacé par des affaires judiciaires, il tente de revenir sur la scène médiatique tandis que Hilda tient le rôle principal d'un film qui pourrait être sélectionné au festival de Cannes. Mais les fractures de leur vie privée brouillent les frontières entre drame personnel et fiction.
    Avec ce nouveau roman puissant, Karine Tuil sonde les mécaniques cruelles du pouvoir. Dans cette comédie humaine où l'addiction répond à la difficulté de vivre, où la jeunesse et le capital social deviennent les meilleures armes de séduction se joue une guerre clandestine, mais qui en sortira victorieux ?  

  • Le jugement dernier

    La cour européenne des droits de l'Homme, ultime recours contre les dérives autoritaires et populistes

    Journaliste à l'AFP, Hervé Asquin nous invite dans les coulisses d'une institution critiquée mais cruciale : la Cour européenne des droits de l'Homme, née en 1959 et dernier rempart contre les atteintes aux droits de l'Homme dans quelque 46 pays membres du Conseil de l'Europe - la Russie s'étant retirée en 2022.Dans l'esprit de ses pères fondateurs, la Cour européenne des droits de l'homme, créée en 1959, se voulait " une conscience qui sonne l'alarme ". Au fil des ans, elle est devenue pour plus de 800 millions de citoyens et de résidents, de l'Atlantique au détroit de Béring, le dernier rempart contre les dérives autoritaires et les atteintes aux droits fondamentaux.
    Aussi méconnue qu'indispensable, cette cour de justice paneuropéenne, qui étend son autorité sur quarante-six États - depuis le retrait de la Russie en 2022 -, forme l'esquisse judiciaire des États-Unis d'Europe dont rêvait Churchill au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Ses décisions s'imposent à tous, et donc à la France, dans d'innombrables domaines, qu'il s'agisse de la GPA, de la liberté d'expression, de la garde à vue et, demain peut-être, de l'urgence climatique.
    Foncièrement progressiste, la CEDH, qui siège à Strasbourg, est honnie par l'extrême droite et la cohorte des populistes, souverainistes et autres conservateurs en mal d'électeurs. Ses plus farouches adversaires n'hésitent pourtant pas à s'y précipiter quand leurs propres intérêts sont en jeu...
    Hervé Asquin rappelle la genèse épique de cette instance aux pouvoirs sans équivalent, dévoile ses coulisses et détaille ses décisions emblématiques, qui façonnent le droit européen et les libertés fondamentales sur le continent.  

  • Le paradoxe du tapis roulant

    Vaincre notre paresse intellectuelle

    En un temps record, l'intelligence artificielle rédige, synthétise, et crée avec une pertinence stupéfiante. Pourtant, l'IA générative ne nous rend pas créatifs, mais prédictifs. En brassant des données sur un mode probabiliste, elle donne l'illusion d'explorer de nouvelles idées alors que nos productions s'homogénéisent. Comme un tapis roulant, en accélérant notre pensée, l'IA nous conduit tous dans la même direction...
    Cette perspective d'une standardisation de la pensée n'est toutefois pas une fatalité. Vaincre notre paresse intellectuelle n'implique pas de tourner le dos à l'IA, mais de la réinvestir autrement. De lui redonner une place qui ne soit pas celle d'un substitut, mais d'un catalyseur. De faire du tapis roulant un tapis de course.
    Ce livre explore cette possibilité. Il interroge, dans les usages que nous avons au quotidien de l'IA générative, notre rapport à l'effort, à la pensée, à la créativité. Il
    met en lumière les risques, mais aussi les promesses de cette technologie. Nous laisserons-nous entraîner ? Ou mobiliserons-nous l'IA pour affûter notre pensée ?
    « Un livre signé Marion Carré, aux éditions JC Lattès, une autrice qui a plusieurs casquettes, d'où son intérêt. Elle est à la fois entrepreneuse dans l'IA avec sa start-up Ask Mona spécialisée dans la médiation culturelle, enseignante à Sciences-Po et artiste. Elle connaît bien l'intelligence artificielle pour l'utiliser au quotidien, et cela depuis longtemps ce qui lui permet d'exercer à son endroit une réflexion nuancée loin de la caricature. » Matinale, France Culture
    « Pionnière française de l'intelligence artificielle (IA), Marion Carré, cofondatrice de la start-up AskMona, utilise cette technologie depuis dix ans. Et en a tiré de premiers enseignements. » Ouest France
    « Son livre Le paradoxe du tapis roulant (JC Lattès) s'attaque à l'une des illusions les plus séduisantes de l'ère numérique : celle du gain de temps. « On croit que l'IA va nous libérer, mais souvent, elle nous enferme dans une cadence qui nous dépasse » , analyse-t-elle. L'image du tapis roulant dit tout : grisés par la vitesse et la facilité, nous risquons de perdre le contrôle de nos propres idées. L'antidote ? Transformer ce tapis roulant en tapis de course, « utiliser l'IA non pour se soulager, mais pour se challenger » . » Challenges
    « En novembre 2022, le monde découvrait ChatGPT. Trois ans plus tard, quelles leçons peut-on tirer de l'avènement des IA génératives ? Deux essais précieux, parus cet automne (De la bêtise artificielle, d'Anne Alombert, éd. Allia, et Le paradoxe du tapis roulant, de Marion Carré, éd. JC Lattès) nous mettent en garde contre le risque de standardisation et de prolétarisation de la pensée. » Usbek&Rica

  • Menaces 2035 - Qui veut la paix prépare le futur

    Qui veut la paix prépare le futur : le programme RADAR imagine les menaces militaires et technologiques de demain

    Nouvelles armes bactériologiques, guerre cognitive, sécession informationnelle, manipulation du climat par la géo-ingénierie... D'ici à 2035, de nouveaux dangers pourraient bien peser sur l'humanité. Première publication du collectif RADAR, Menaces 2035 documente ces risques, qui, s'ils sont silencieux ou insoupçonnés, n'en soulèvent pas moins des questions stratégiques majeures. Face aux mutations rapides que connaissent nos sociétés, ce livre est une invitation à penser le futur hors des sentiers battus, à anticiper les risques de demain pour mieux s'en prémunir. Mêlant fiction, articles scientifiques, entretiens avec des experts, infographies et rubriques insolites, Menaces 2035 explore les angles morts et les impensés au cours d'un voyage prospectif passionnant, qui emmène le lecteur du noyau d'une cellule à l'orbite terrestre.