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Notre objectif : déboucher sur du concret !

Association Communication Publique

L'interview d'Armelle Tanvez, présidente de Communication publique et de Florent Lebaigue, délégué général, parue dans le magazine Brief, et que nous publions ici avec l'aimable autorisation de la rédaction du journal.

Armelle Tanvez
Présidente de Communication publique

Florent Lebaigue
Délégué général de Communication publique

Propos recueillis par ANTOINE GAZEAU, rédacteur en chef, pour le magazine BRIEF. Le site de Brief.

Succédant à Philippe Deracourt, parti en retraite, Florent Lebaigue a été nommé délégué général de Communication publique le 1er avril dernier. Le point avec lui et Armelle Tanvez, sa présidente, sur ses missions et sur l’avenir de l’association.

Une présidente élue l’an dernier, un nouveau délégué général depuis avril : à quoi ressemble Communication publique en 2022 ? 

Florent Lebaigue : Toujours à un lieu d’échanges et de pratique, en confiance, entre dircoms d’institutions publiques, à un espace où on reconnait l’importance de la communication dans l’action publique, un lieu où l’on prend du recul, un lieu de prospectives professionnelles...

Votre revue, Parole publique, s’inscrit dans cette logique de prospective… 

Armelle Tanvez : En effet. On se concentre à chaque fois sur une thématique qu’on sent émerger. Malgré la Covid, on a sorti un numéro par an pendant la crise. Désormais, on va en publier au minimum deux par an. Le prochain sort en juillet, le suivant en novembre.

Les autres outils et rendez-vous sont-ils amenés à évoluer ?

AT : On vient de vivre deux ans de crise. Nos « Matinales » sont par exemple passées en 100 % distanciel. Elles devraient le rester : cela répond à une attente de nos adhérents. En revanche, on souhaite maintenir les Entretiens de Communication publique (ECP) en présentiel, peut-être même sur plus d’une demi-journée. On a besoin de ces temps d’échanges, qui ne se feront jamais en visio. Et sur le fond, des thématiques méritent d’être approfondies...

L’éco-responsabilité (la thématique des derniers ECP, NDLR), par exemple ?

FL : Oui, c’est un enjeu important. Un groupe de travail va désormais s'y consacrer. Tout le monde ressent le besoin d’inventer, de confronter les pratiques, les idées qui émergent, etc. Il ne s’agit pas seulement de communiquer sur cette question, mais d’avoir un apport, d’être nous-mêmes exemplaires. Il existe déjà des livres sur le sujet. On ne va pas refaire les choses, mais notre réflexion peut quand même déboucher sur un livrable, pourquoi pas...

Cette organisation en groupes de travail, c’est nouveau ?

AT : Pas complètement. Mais on aimerait que les administrateurs fédèrent des gens autour d’eux, dans une optique de conquête entre autres, mais aussi qu’ils s’impliquent et s’engagent. On veut créer trois ou quatre groupes de travail. Il y a la communication éco-responsable, bien sûr, mais aussi la communication scientifique, par exemple. On tire toujours le fil «confiance- défiance-croyance », central dans notre mandat. Et ce sera au délégué général de faire en sorte que ce travail débouche sur du concret.

Votre mission principale, Florent, sera donc celle-ci : coordonner ?

FL : Oui, c’est une mission fondamentale. Mon expérience peut aider à fluidifier tout cela. Après une première partie de carrière dans le privé, j’ai passé 9 ans dans un très grand réseau associatif, l’ADMR, en tant que dircom. J’y travaillais beaucoup avec les bénévoles, le conseil d’administration, les partenaires, et nous étions organisés en commissions. Le fonctionnement en groupes de travail en est proche. Je vais aller à la rencontre des vice-présidents et des administrateurs, sentir leur affinités, de manière à ce qu’on dispose des forces vives pour développer l’association...

Quid du reste de la feuille de route ?

AT : On doit se montrer très actif pour renforcer notre visibilité. On aimerait aussi multiplier les initiatives chez les adhérents – ce qui se fait déjà – qu’on souhaite toujours mieux mettre en valeur. Dans les ministères, les agences de l’État ou en territoriale, tous ont une passion commune : l’intérêt général.

Cette dimension « réseau » s’applique aussi aux relations avec les partenaires

AT : Oui. On travaille avec eux sur l’indemnisation des agences, entre autres. On souhaite aussi développer l’échange avec les autres associations professionnelles du secteur. Nous avons besoin de renforcer nos interactions avec les associations partenaires.

Allez-vous mutualiser des moyens ?

FL : On réfléchit plutôt sur le fond. Que signifie, par exemple, la sobriété en communication ? Sur ces causes communes, on peut avancer ensemble. Parce que ensemble on est plus fort...