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Notice

L’esprit démocratique des lois

Dominique Schnapper NRF Essais, Gallimard, 2014

La fille de Raymond Aron s’attache ici aux dérives qui peuvent « corrompre » la démocratie. Les plus insidieuses naissent de « l’exagération » des aspirations à la liberté et à l’égalité : c’est à ce glissement vers « l’ultra-démocratie » que l’ouvrage est consacré, à la transformation « du citoyen en individu, soucieux avant tout de son bien-être personnel et immédiat ». Bref, au citoyen s’est substitué un homo democraticus aux attentes insatiables et perpétuellement renouvelées…

“La démocratie est fragile et doit être protégée d’elle-même.”

La demande de protection avait conduit, avec l’État providence, à la « démocratie providentielle ». La demande d’égalité, avec des relations entre individus de plus en plus « horizontales », conteste l’autorité, désacralise les politiques et conduit à une « démocratie d’opinion » dont le rythme – celui des médias, des sondages et d’internet – n’a rien à voir avec celui des décisions et de leurs effets. La demande de contre-pouvoirs, de démocratie directe ou participative, concurrence le pouvoir institutionnel. La demande d’identité(s), sexuelles mais surtout ethniques et religieuses, déstructure « l’espace commun de la citoyenneté » : la puissance du communautarisme repose sur le sacré, sur des figures mythiques qui parlent aux imaginations alors que la démocratie est « vide », désincarnée, liée à la légitimité d’institutions et non de personnes… Bref, la démocratie est fragile et doit être « protégée d’elle-même ». Nous voilà prévenus…

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