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Notice

Le Parlement des invisibles

Pierre Rosanvallon Seuil, Collection "Raconter la vie", 2014

« La démocratie est minée par le caractère inaudible de toutes les voix de faible ampleur, par la négligence des existences ordinaires. ». « Le pays ne se sent pas écouté. ». D’où cette idée d’écrire ces « misères cachées », ces « détresses insoupçonnées », ces « vies minuscules, diminuées, niées, implicitement méprisées » parce qu’elles n’ont pas voix au chapitre, bref de « Raconter la vie » : ce vaste programme est donc le titre d’une collection de livres de témoignages (dont ce court essai constitue le manifeste) et d’un site participatif dont l’ambition est de raviver la démocratie en donnant la parole aux « invisibles ».

“Rosanvallon plaide pour la constitution d’une démocratie narrative.”

L’ensemble se veut une tentative pour sortir de la contradiction originelle « entre le principe politique de la démocratie qui consacre la puissance d’un sujet collectif et son principe sociologique qui tend à en dissoudre la consistance et en réduire la visibilité ». Une tentative pour résoudre aussi « le paradoxe de l’invisibilité sociale » : l’hyper-visibilité médiatique de quelques-uns fait écran aux voix les plus faibles ; la prolifération de mots « fourretout » – le peuple, les travailleurs, etc.- masque une réalité complexe et nuancée sous une réalité de papier ; les stéréotypes – « bobos », cités, immigrés – enfouissent la réalité sous les fantasmes. P. Rosanvallon plaide ainsi pour la constitution d’une « démocratie narrative », dont le « Parlement des invisibles » serait la tribune.

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