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Notice

L’élite urbaine : les maires des villes de plus de 30 000 habitants de 1983 à 2008

Luc Rouban Cevipof, 2014 - Les enjeux n°3, janvier 2014

De 1983 à 2008, 486 maires ont dirigé les 260 communes de plus de 30 000 habitants. Si, en 1983, 67 % des maires appartenaient aux catégories professionnelles supérieures, ils sont 88 % en 2008 alors que ces catégories représentent 15 % de la population. On note la montée en puissance de candidats issus des cabinets de maire, des directions d’EPCI, des cadres municipaux. Mais cet embourgeoisement désigne peu d’élites dirigeantes, à preuve le peu d’anciens de l’ENA (6 % en 2008) ou des grandes écoles de commerce (2 % en 2008).

« La décentralisation a créé en vingt-cinq ans une élite urbaine fermée, professionnalisée et notabiliaire. »

L’embourgeoisement est général : les maires communistes connaissent une mutation, les petits salariés du privé passant de 53 % à 17 %, les cadres du public grimpant de 12 % à 56 %. Au PS, les petits salariés du public déclinent de 18 % à 5 %, les cadres du public constituant 64 % des maires PS en 2008. Au centre, professions libérales et patrons diminuent de 35 % à 24 % alors que progressent les cadres du privé (12 % à 20 %) et du public (de 35 % à 40 %). Les maires UMP évoluent de même: de 8 % à 13 % pour les cadres du privé, 36 % à 43 % pour les cadres du public. Enfin, l’entrée en politique passe bien plus par les entourages, cabinets nationaux ou locaux : 28 % en 2008 contre 9 % en 1983. Pour L. Rouban « la décentralisation a créé en vingt-cinq ans une élite urbaine fermée, professionnalisée et notabiliaire qui a concentré le pouvoir local en accumulant les ressources partisanes et sociales ».

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