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Notice

La méchanceté en actes à l’ère numérique

François Jost CNRS Ed., 2018

Radio, télé, presse, internet, la méchanceté étend chaque jour son domaine. Sémiologue, fondateur du Centre d’études sur les images et les sons médiatiques, F. Jost pose les jalons du phénomène : les reality-shows des années 90 ont démocratisé la médisance-spectacle ; les réseaux sociaux des années 2000 amplifient le mouvement en rétroagissant avec les médias. Des médias qui font toujours plus de la vie un spectacle, un public toujours heureux du ridicule des autres (Jankélévitch : « Ton malheur est mon bonheur »), la possibilité pour quiconque, à l’ère numérique, de se faire juge de tout sur fond de discours populistes.

En ligne, la foule haineuse peut s’organiser en communauté, détruisant tout ce qui n’est pas elle.

L’évolution de la télévision et du numérique aboutit à multiplier les meurtres symboliques : destruction de la parole de l’expert, dévaluation des politiques, attaques ad hominem ou ad statum jusqu’à l’incitation à la haine raciale ou l’homophobie. En ligne, la foule haineuse peut s’organiser en communauté détruisant tout ce qui n’est pas elle. C’est le phénomène du bouc émissaire, qui sert à une foule pour se structurer autour d’une victime. Le signe de cette haine collective, c’est de déboulonner, de faire perdre le statut de la personne, de provoquer sa mort sociale. Une sorte de justice naturelle, populaire, qui serait plus efficace que l’institution judiciaire. Ces mouvements peuvent se lire comme une confrontation entre le peuple et l’élite, une forme de populisme. Empruntant à la philosophie, la sociologie, la psychologie, Jost part des actes (dessins, articles, couvertures de journaux, chroniques d’humoristes, pétitions en lignes…) pour tracer les contours d’une méchanceté aux multiples visages.

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