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Un livre blanc pour penser l’avenir de l’enseignement supérieur

Claire Laval-Jocteur, présidente de l'ARCES et Armelle Tanvez, directrice de la communication de l'Université de Strasbourg

Publié le 06 Déc 2018

Le livre blanc de l‘Arces, le réseau professionnel des communicants des universités et grandes écoles, met en débat les enjeux de communication de l’enseignement supérieur et de la recherche en 2030. Parce que le monde se transforme, cette démarche prospective venue des praticiens veut poser des questions sur les mouvements en cours ou à court terme et proposer des évolutions possibles et prévisibles de leurs métiers.

L’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) fait face depuis une dizaine d’années à de nombreuses mutations : fusion, regroupements, autonomie, élargissement des responsabilités et compétences, nouveaux modèles de gouvernance, fondations, nouvelle agence d’évaluation pour la recherche, loi sur l’orientation et la réussite des étudiants… Loin du temps long académique, il doit aussi s’adapter aux changements structurels accélérés inhérents à la nouvelle ère numérique. L’enseignement supérieur est à la fois objet et acteur de la mondialisation : il forme des citoyens hautement qualifiés et enrichit le potentiel d’innovation de nos sociétés ; il facilite la collaboration internationale et les échanges interculturels. Ces flux transfrontaliers d’idées, d’étudiants, de professeurs et de financements, couplés à l’évolution des technologies de l’information et de la communication, modifient l’environnement de l’enseignement supérieur et de ses institutions : ils induisent, pour les thématiques et les territoires, un double et simultané mouvement de compétition et de coopération qui s’intensifie sous l’influence croissante du marché et l’émergence de nouveaux acteurs. Dans ce contexte, il est nécessaire de développer la visibilité et la notoriété des établissements pour attirer les meilleurs étudiants, de repenser la transmission du savoir et les enseignements, de s’inscrire dans des groupements ou des clusters thématiques pour renforcer son expertise comme ses moyens d’agir et d’innover à grande échelle. Cette capacité d’innovation est le moteur de partenariats durables avec l’ensemble des parties prenantes : autres établissements, instituts de recherche, industriels et entreprises, pouvoirs publics territoriaux. L’évaluation et les classements qui en résultent sont devenus des facteurs clés de performance.

Objet et acteur de la mondialisation, le supérieur connaît un double mouvement de compétition et de coopération sous l’influence du marché et de nouveaux acteurs.

Pour relever ces défis, accompagner ces transformations majeures, les métiers de la communication dans l’enseignement supérieur et la recherche prennent une nouvelle dimension stratégique : ils deviennent des acteurs incontournables dans l’écosystème des établissements pour conquérir les meilleurs, valoriser les découvertes scientifiques, soutenir les évolutions des organisations, faire comprendre les enjeux, relier, engager les communautés. Les communicants sont ainsi en mouvement perpétuel, se professionnalisent, réinventent les codes, développent de nouveaux outils et usages, combinent de nouvelles approches de co-création. Ils deviennent facilitateurs et passeurs, à la fois propulseurs du changement auprès des audiences les plus réticentes et accélérateurs là où les glissements s’opèrent.

Les flux transfrontaliers d’idées, d’étudiants, de professeurs et de financements modifient l’environnement des établissements.

Au travers du livre blanc, nous avons choisi de raconter neuf histoires à la première personne, centrées sur l’action concrète des individus plutôt que sur des idées générales. Nous avons cherché l’équilibre, loin du catastrophisme ou des espoirs naïfs. Ces scénarios de nos métiers de demain, adossés aux enjeux de l’enseignement supérieur, se veulent complémentaires. Tantôt ils se recouvrent partiellement, tantôt ils anticipent des directions différentes. Car notre parti pris vise à proposer une pluralité de points de vue, reflet de notre diversité de communicants.

Nos travaux se sont structurés autour de neuf enjeux majeurs. Public/privé : mutation des modèles économiques ; Réussite : sélection/orientation/accueil/recruter les meilleurs ; Contribution de la science et de la connaissance à la société ; Compétition/coopération en formation et recherche ; Écoles/université : marché de l’emploi/insertion professionnelle ; Formation tout au long de la vie ; Place de l’étudiant : empowerment/gouvernance/innovation ; EdTech : mutation des méthodes pédagogiques – expérimentation/innovation/adaptation ; Embarquer les communautés.

Les métiers de la communication deviennent des acteurs pour conquérir les meilleurs, valoriser les découvertes, soutenir les évolutions d’organisation, faire comprendre les enjeux, engager les communautés.

Notre ambition est de penser une communication plus inclusive et de faire du livre blanc un objet de communication. Qu’elle soit institutionnelle, externe, interne, internationale ou managériale, qu’elle adopte des outils et vecteurs traditionnels ou de nouveaux outils et espaces de médiation et d’interaction comme les réseaux sociaux, la communication, parce qu’elle est une mise en relation, est au cœur de nos organisations. Bien sûr, penser et mettre en place une stratégie de communication ne saurait être le pré carré des communicants. Mais, à l’inverse, une stratégie d’organisation ne peut être pertinente, efficace, opérationnelle que si elle considère les professionnels de la communication non pas comme de simples opérateurs ou exécutants d’une technique, mais comme les acteurs d’une fonction stratégique. Ils et elles sont des veilleurs des mutations qui voient advenir et expérimentent les nouvelles attentes, les nouveaux usages. Par fonction, ils sont en première ligne pour connaître et comprendre le contexte, le sens des projets et les besoins des usagers. Dès lors, ils sont souvent ceux qui osent la question du Pourquoi et aident ainsi les décideurs à formuler leurs attentes et leurs objectifs.

Notre Livre blanc interroge l’avenir de nos compétences, de nos missions, de nos fonctions à travers neuf histoires à la première personne, centrées sur le concret.

Pour les communicants de l’enseignement supérieur, ce livre blanc se veut ainsi un exercice prospectif pour anticiper et relever le défi des transformations de leur secteur. Alors que 60 % des métiers d’après-demain ne sont pas encore connus, il s’agit de construire des fonctions qui se réinventeront au fur et à mesure des avancées. Ce livre blanc est surtout une invitation à provoquer ou poursuivre des dialogues, invitation adressée aux membres de notre association pour partager une vision commune, aux directions de nos établissements et nos équipes, parce qu’une communication stratégique est indispensable au bon fonctionnement et au rayonnement de nos établissements, aux enseignants-chercheurs qui sont le cœur précieux du Supérieur, aux étudiants et alumni qui sont les ambassadeurs de nos établissements, aux associations professionnelles avec lesquelles nous voulons partager nos réflexions, aux institutionnels, collectivités et ministères afin que nos métiers et nos profils soient en lien avec les réalités, à la presse spécialisée qui sont nos compagnons de route….

La stratégie de communication n’est pas le pré carré des communicants. Mais une stratégie d’organisation pertinente les considère comme les acteurs d’une fonction stratégique.

En proposant de « hacker » nos métiers, nous interpellons, interrogeons, discutons l’avenir de nos compétences, de nos missions, de nos fonctions.

Aujourd’hui encore, plus d’un responsable de communication sur deux ne fait pas partie des équipes de direction. Or, à l’heure où numérique, big data et intelligence artificielle bouleversent les approches, les équipes communication doivent être au cœur des stratégies d’établissement pour accompagner les transformations de leurs organisations. Les communicants sont au cœur des interactions possibles dans un monde en perpétuel mouvement qui nécessite des professionnels de haut niveau aptes à faire évoluer les propositions de communication en fonction des mutations et à participer à la construction de projets intégrant pleinement la dimension communication. Car, même s’il ne faut pas confondre action et communication de l’action, il ne peut y avoir de réalisation sans communication. Le communicant sera de plus en plus un passeur d’idées, de contenus et de propositions, un médiateur entre des acteurs différents mais interdépendants.

En première ligne pour comprendre le contexte, le sens des projets et les besoins des usagers, les communicants sont souvent ceux qui osent la question du Pourquoi.

 

L’ARCES réunit depuis plus de 30 ans des professionnels de la communication issus des universités, écoles d’ingénieurs ou de commerce et institutions reliées à l’enseignement supérieur (organismes, associations professionnelles…). C’est un lieu de ressources et d’échanges pour tous les communicants qui cherchent à élargir leur horizon, se questionner sur leurs pratiques, leurs métiers, enrichir leurs compétences, partager les évolutions de leurs établissements. Elle propose à ses membres un réseau social Ma communauté Arces, organise des colloques annuels sur des thématiques prospectives et des journées ou matinées thématiques au sein de ses différents Clubs pro et en partenariat avec d‘autres associations ou réseaux professionnels. Elle propose des formations en partenariat avec le Celsa.

Le Club Stratégie & Prospective et le Livre Blanc

Aux responsables de services de communication et aux membres ayant une responsabilité stratégique au sein de leur organisation, le Club propose de prendre du recul face aux problématiques opérationnelles, pour se mettre en position d‘innovation et d‘intelligence collective. Ce Lab‘ de l‘Arces aborde tous les sujets touchant à l‘innovation, au travail collectif, à la transformation durable des organisations, à la place de la communication comme contributeur et acteur du changement, comme interlocuteur à valeur ajoutée des directions et des cabinets.

Pour élaborer le Livre blanc, le club a consacré 7 réunions mensuelles à l’exploration des futurs possibles des métiers des communicants, aux évolutions et interconnections de leurs compétences. Le travail a débouché sur 9 scenarii adossés aux grands enjeux de l’enseignement supérieur. Dans la foulée, une plateforme collaborative ouverte aux adhérents de l’Arces a permis, pendant 10 jours, d’enrichir les scenarii, de proposer des idées et de voter pour les plus séduisantes ou les plus crédibles. Au terme, un séminaire créatif a permis de développer les thèmes et de faire la synthèse des contributions. La démarche et l’écriture ont été accompagnées par le cabinet conseil DSides, collectif au service de la transformation du travail dans les organisations.

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