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Histoire de la communication publique des territoires

Thibault Tellier - Frédéric Theulé Professeur d'histoire contemporaine, Iep Rennes - Docteur en histoire urbaine, université d'Evry-Val-d'Essonne

Publié le 20 Mar 2018

Trente années après la structuration institutionnelle du secteur de la communication publique territoriale, le temps est venu de porter un regard historique sur la profession. Le séminaire lancé à l’IEP de Rennes en octobre dernier permet d’ores et déjà de poser les premiers jalons d’une analyse diachronique.

En un peu plus d’un quart de siècle, la communication publique s’est structurée, professionnalisée, notamment via le développement de formations universitaires : les professionnels du secteur sont aujourd’hui estimés à quelque 25 0001. Les réformes institutionnelles récentes du « bloc local » (lois Maptam en 2014 et NOTRe en 2015) clarifiant les compétences entre communes, communautés, départements et régions, l’essor des communes nouvelles, le passage de 2 600 à quelque 1 260 communautés, la refonte de la carte des régions ont rendu indispensable une clarification parallèle de la communication territoriale et amené les communicants publics à reconsidérer la stratégie d’image de territoires aux frontières renouvelées.

Les réformes institutionnelles récentes ont rendu indispensable une clarification parallèle de la communication territoriale.

À l’historien, ces trois décennies de communication publique fournissent une matière de travail : sources de première main, archives associatives, témoignages. Vient ainsi d’être lancé à l’IEP de Rennes, un séminaire consacré à l’histoire et aux enjeux de la communication publique territoriale, en partenariat avec l’université de Rennes 2, le réseau Cap’Com (dont le premier forum à Valence date de juin 1988) et la participation des universités d’Angers et d’Évry2.

La communication est l’outil par lequel les territoires aux frontières renouvelées tentent d’atteindre un horizon identitaire synonyme de légitimité.

Quels enjeux, quelles méthodes pour faire l’histoire de la communication publique des territoires ? La question s’inscrit dans un cadre méthodologique repéré, l’histoire dite « du temps présent »3, qui oblige d’abord à jalonner le cadre chronologique étudié. Précisément, la période qui débute dans les années 1970 – notamment avec les élections municipales de 1977 et de la loi de 1978 sur le « droit à l’information »4 – et se termine à la fin des années 1990 permet le recul historique nécessaire. L’histoire du temps présent permet par ailleurs de bénéficier de l’apport des acteurs, les témoignages mémoriels venant nourrir les sources écrites en les éclairant. De passer de la mémoire à l’histoire, en quelque sorte.
Au-delà, l’histoire de la communication publique des territoires éclaire des enjeux de fond. Le premier est de replacer la communication publique dans le contexte de la décentralisation, de la transfiguration des rapports entre État et territoires au tournant des années 70 et 80. Dans les années 1980, le « train de lois » décentralisateur a provoqué un appel d’air dans lequel vont s’engouffrer nombre de professionnels des médias, d’abord des journalistes. La décentralisation crée des structures politico-administratives qui génèrent entre elles des partenariats et des concurrences. Elle nourrit le secteur de la communication, qui devient très vite l’outil par lequel les nouveaux territoires créés tentent d’atteindre un horizon identitaire synonyme de légitimité. De même, appréhender le champ de la communication publique suppose de s’intéresser aux processus de mutations de l’action publique, notamment sur les territoires. C’est pourquoi la chaire Territoires et mutations de l’action publique (IEP de Rennes) est associée au séminaire de recherches.

Notre recherche entend confronter le cadre de la communication gouvernementale, intimement lié à la démocratie représentative, avec celui des territoires.

Second enjeu, majeur : l’histoire de la communication publique territoriale s’inscrit dans la longue durée de l’histoire de la communication publique d’État. Structurée dès la première moitié du XXe siècle par une administration identifiée – en 1939, Jean Giraudoux est le premier titulaire du Commissariat général à l’information –, la communication gouvernementale évolue dans le double contexte des progrès de la démocratie d’opinion et de l’essor des médias de masse. Longtemps propagandiste et descendante, aveugle aux opinions publiques, elle s’ajuste progressivement à ces évolutions : dans les années 60 et 70, la mise en place de sondages d’opinion lui permet d’institutionnaliser ses rapports au citoyen, sinon de structurer ce que Caroline Ollivier-Yaniv nomme une « médiation politique et sociale »5. Notre recherche entend confronter le cadre de ce dispositif d’information, intimement lié à la démocratie représentative, avec celui des territoires. Des passerelles existent-elles entre l’un et l’autre ?

De quoi Communication publique et Cap’Com sontelles le nom ? Sur quelle assise discursive ? Comment ces discours sur la profession évoluent-ils dans le temps ?

À la fois plurielles et évolutives, ces dynamiques sont soutenues par des acteurs, des réseaux, des communautés humaines. Depuis les années 1980, le forum Cap’Com et l’association Communication publique, le CNFPT, des chercheurs, des élus et des professionnels portent sur la communication publique des regards chargés d’intentions. Ce sont ces valeurs qu’il nous semble opportun d’identifier, puis d’analyser, dans le cadre de notre travail historique. De quoi les organisations Communication publique et Cap’Com sont-elles le nom ? Sur quelle assise discursive sont-elles créées ? Qui sont les personnes à l’origine de ces discours sur la « profession », de quelle manière ces discours évoluent-ils dans le temps ? Autant de questions qu’il est opportun de traiter en confrontant les mémoires aux contextes culturels, sociaux, économiques et politiques.

Le séminaire lancé à l’IEP de Rennes implique de faire progresser une réflexion collective.

Une telle démarche historique est faite de tâtonnements. C’est donc à dessein que nous inscrivons cette réflexion dans le cadre d’un séminaire. Ce format, proche du work in progress, permet d’avancer des idées, de les confronter aux contemporains des événements abordés, d’avancer des hypothèses. Le séminaire d’histoire de la communication publique territoriale implique de soumettre des idées, de générer du débat, de faire préciser certains aspects et ainsi de faire progresser une réflexion collective. Gageons que celle que nous avons entamée depuis quelques mois permette à terme de mieux comprendre les enjeux profonds qui travaillent le champ de la communication publique territoriale.

 

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1. Source : Cap’Com, Le réseau en chiffres, 2017.
2. Programme disponible à http://www.sciencespo-rennes.fr/fr/actualite-details/seminaire-communication-publique-territoriale.html.
3. http://www.ihtp.cnrs.fr. Voir également BÉDARIDA François, « Le temps présent et l’historiographie contemporaine », revue Vingtième siècle, 2001/1 (n°69) ; SIRINELLI, Jean-François, « De la difficulté d’être historien du temps présent : entre histoire nationale et histoire-monde », Histoire@politique, 2014/3 (n°24).
4. Loi n°78-753 du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d’amélioration des relations entre l’administration et le public et diverses dispositions d’ordre administratif, social et fiscal. À noter que cette loi est contemporaine de la CNIL (6 janvier 1978) et de la loi dite « Archives » (3 janvier 1979).
5. OLLIVIER-YANIV Caroline, L’État communicant, Paris, PUF, 2000, p. 303.

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