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Paroles publiques

Edito de Pierre-Alain Douay Rédacteur en Chef de Parole publique

Publié le 11 Avr 2019

Quand se produit un accident de la route, on enfile un gilet jaune pour être vu… et pour prévenir d’autres accidents. Dans des dizaines de villes, sur des centaines de places et de ronds-points, des milliers de gilets jaunes ont donné visibilité et audience à des millions de Françaises et de Français qui se sentent victimes ou menacés d’accidents économiques et sociaux : représentation, révélation sinon épiphanie d’une France des (petites) villes et des champs qui se vit et se voit, à tort ou à raison, comme marginalisée par les services public, ignorée des médias, absente des discours officiels voire effacée du récit national. Par signaux visuels et numériques, les gilets jaunes ont communiqué : ils ont affiché leur existence, fait connaître et partager leurs colères et leurs exigences.

Par fonction, la république agrège des publics hétérogènes en un peuple (idéalement) uni. Par efficacité, le marché segmente le peuple en publics cibles homogènes. Par convention, la démocratie accepte la loi de la majorité du peuple. Mais la démocratie numérique n’est-elle pas, d’abord, celle des individus, des minorités et des communautés, celle des semblables plutôt que des égaux, des droits plutôt que des devoirs, des consommateurs plutôt que des citoyens ? Les paroles de chacun relativisent la parole d’un pouvoir désormais éternellement sursitaire. La parole des publics tend à faire de la parole publique, « officielle », un bruit parmi d’autres et même une parole plus disqualifiée, plus discréditée que d’autres.

Comment fonder, alors, la légitimité des décisions légalement mises en oeuvre par les « autorités » publiques ? Par la démocratie, directe, représentative, participative, consultative, délibérative, contributive, coopérative, interactive ? Par l’écoute, le dialogue, le (grand) débat, la transparence, la proximité, l’horizontalité, la co-construction ? Par l’adaptation, la modernisation, le changement, la transformation, la métamorphose, la mutation de l’action publique ?

Dans ce premier numéro de l’année des trente ans de l’association Communication publique, éditrice de PAROLE PUBLIQUE, nos auteurs explorent l’histoire, l’actualité et les perspectives de la tumultueuse relation des Français à un État multiséculaire, polymorphe et omniprésent, sommé tout à la fois de faire preuve d’efficacité et d’humanité, de respecter l’égalité des citoyens et la spécificité des personnes, de satisfaire l’agent et l’usager. Vaste programme. Dont notre dossier « TRANSFORMATION PUBLIQUE, MANAGEMENT, COMMUNICATION : INSÉPARABLES » analyse la complexité et la faisabilité.

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