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Général Bernard de Courrèges d'Ustou.

L’ESPRIT DE DÉFENSE

Bernard de Courrèges d'Ustou directeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN)

Publié le 25 Mar 2016
Couverture de la revue Parole publique n°11 - avril 2016.

L’esprit de défense, c’est un état d’esprit. Il importe, aujourd’hui plus que jamais, que les Français comprennent l’environnement dans lequel ils vivent, sachent que la paix n’est pas un acquis éternel et que l’adhésion de la nation est une condition majeure de l’efficacité de l’appareil de défense et de sécurité, ainsi que de la légitimité des moyens qui lui sont consacrés.

La paix est un combat quotidien qui réclame non seulement des capacités militaires mais des citoyens conscients de l’environnement dans lequel ils vivent et capables d’engagement personnel. Dans un contexte de désordre international marqué par un brouillage des frontières entre guerre et paix, intérieur et extérieur, public et privé, il est important de prendre conscience et connaissance des menaces inscrites dans une économie mondialisée et de la façon de les affronter.

La paix est un combat quotidien qui réclame des citoyens conscients de leur environnement et capables d’engagement personnel.

Préciser les contours de la notion d’esprit de défense, c’est répondre à trois questions majeures : Que devons-nous défendre ? Contre quelles menaces ? Avec quels moyens ?

Que défendre ?

Il s’agit avant tout de protéger une communauté d’hommes et de femmes, les Français, et l’ensemble du territoire national, de garantir la continuité des fonctions essentielles de la Nation, de préserver notre souveraineté, dans la métropole comme en outre-mer. Car au-delà de notre positionnement en Europe, la France dispose de la deuxième zone économique exclusive (ZEE) du monde avec plus de 11 millions de km2.

Il s’agit, en outre, de défendre aussi nos valeurs, notamment les valeurs républicaines qui figurent aux frontons de nos écoles, Liberté, égalité, fraternité de même que celles que nous partageons en Europe comme les droits de l’homme, l’état de droit, la paix, la solidarité…

Cinq menaces majeures : terrorisme, cybermenace, espionnage économique, armes de destruction massive, grande criminalité.

œIl s’agit, enfin, de défendre nos intérêts diplomatiques, économiques, culturels… Intérêts qui peuvent être européens mais aussi, pour certains, strictement nationaux comme, par exemple, la défense de notre espace maritime du fait de nos territoires d’outre-mer. Une préoccupation qui n’est naturellement pas celle des pays enclavés de l’Europe.

Quelles menaces ?

Cinq menaces majeures pèsent sur la sécurité de notre pays et de nos ressortissants à l’étranger : à l’évidence le terrorisme vient désormais en tête, au travers notamment du développement de ses filières djihadistes ; bien que non létale, à la différence du terrorisme, et souvent invisible, la menace cyber n’en n’est pas moins redoutable ; troisième menace, sous-estimée, parfois par ceux-là même qui en subissent les conséquences, l’espionnage économique qui est la conséquence de l’intensification des échanges internationaux ; plus indirecte, la menace de prolifération des armes de destruction massive (nucléaire, balistique, chimique) n’en constitue pas moins un sujet constant de préoccupation pour notre diplomatie et nos services de renseignement ; enfin, la grande criminalité organisée est en passe de devenir une menace de premier plan, avec la traite d’êtres humains, la corruption internationale, les trafics de produits stupéfiants, les contrefaçons, les trafics d’armes alimentés par les conflits internationaux…

Défendre notre souveraineté, nos valeurs, nos intérêts.

Quels moyens ?

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale a adopté une approche globale reposant sur la combinaison de cinq fonctions stratégiques : connaissance et anticipation, dissuasion, protection, prévention, intervention. Cette approche a été traduite en termes de capacités, qui relèvent des forces armées lorsqu’il s’agit de sécurité extérieure et de la protection des territoires loin de l’Europe, des forces de sécurité intérieure, – mais combinées de plus en plus souvent avec les armées –, lorsqu’on est sur le territoire national ; de la sécurité civile pour les catastrophes naturelles, industrielles… ; de la diplomatie en termes d’influence ; des responsables du monde économique lorsqu’il s’agit de préserver notre patrimoine scientifique et technologique. 

Cinq fonctions stratégiques : connaissance et anticipation, dissuasion, protection, prévention, intervention.

Chacun d’entre nous, à un titre ou à un autre, est donc concerné par les questions de défense et de sécurité. Et il est important que chacun soit conscient qu’il peut et qu’il doit contribuer à la défense de notre pays, à la protection de ce qui lui est cher.

L’IHEDN, institution et communauté 

L’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) est initialement un institut de haut niveau mais sa mission de développer l’esprit de défense nécessite d’agir sur un domaine très large qui peut être articulé en trois volets : 

  • préparer à l’exercice de leurs responsabilités les cadres supérieurs militaires et civils, exerçant plus spécifiquement leur activité dans le domaine de la défense, de la politique étrangère, de l’armement et de l’économie de défense. C’est l’un des objectifs des sessions nationales ; œ
  • participer à la formation dans le domaine de la défense et de la sécurité nationale des futurs dirigeants publics et privés des différents secteurs d’activité de la Nation. Cette action est également conduite au sein des sessions nationales mais aussi dans les sessions en région ; 
  • enfin participer à la prise de conscience, par la société française, des menaces (guerres, conflits, terrorisme) et des risques (prolifération des armes, cyberattaques, espionnage et stratégies d’influence, criminalité transnationale, catastrophes naturelles, technologiques et sanitaires) auxquels notre pays est confronté, et l’aider à connaître et s’approprier les mesures nécessaires pour y faire face. Cette approche, qui nécessite de nombreux relais sur le territoire et dans tous les secteurs d’activité, doit faire de nos concitoyens des acteurs ni naïfs ni paranoïaques mais lucides et responsables, conscients des enjeux de défense et de sécurité. 

Toutes les actions de formation et d’information de l’IHEDN y contribuent. 

Toucher ceux qui ne sont pas sensibilisés

L’IHEDN, avec 90 personnes, ne peut pas tout faire. Pour être plus efficace et mieux transmettre, il doit inscrire désormais son action dans le cadre plus large d’une véritable communauté IHEDN, forte et coordonnée, un réseau rassemblant trois acteurs aux rôles complémentaires : 

Faire de nos concitoyens des acteurs lucides et responsables, conscients des enjeux de défense et de sécurité.

  • d’abord l’IHEDN lui-même, institut à la vocation et à la légitimité interministérielles, situé au coeur des actions d’information et de formation ; 
  • ensuite les auditeurs et plus particulièrement les 42 associations d’auditeurs, regroupant plus de 7 500 adhérents, qui doivent préparer, démultiplier et prolonger l’action de l’Institut. Elles ont toutes un rôle de transmission des connaissances et d’animation du réseau d’auditeurs, mais elles sont également indispensables à l’Institut pour la préparation de nombreux séminaires et sessions (en région, jeunes, élus locaux…). Les associations régionales participent à de nombreuses actions d’éducation au sein des trinômes académiques en liaison avec les recteurs d’académie et les délégués militaires départementaux ;
  • enfin, le Fonds de dotation de l’IHEDN qui participe, grâce au mécénat, au développement de l’Institut. Il organise notamment en régions des formations Cohésion nationale et citoyenneté au profit de ceux qui interviennent auprès des jeunes des territoires fragiles, ainsi que des séminaires Découverte pour les jeunes adultes en formation professionnelle, essentiellement en apprentissage. Il porte également deux chaires d’enseignement/recherche : la chaire Castex de Cyberstratégie et la chaire Économie de défense.

Ouverture

L’esprit de défense, le lien armée-nation, ne se déclinent pas de la même façon en 2015 qu’il y a dix ou vingt ans. Notre plan stratégique 2020, validé le 18 novembre dernier, met ainsi l’accent sur l’ouverture. Le coeur de la formation reste bien les questions de défense, de politique étrangère, d’armement et d’économie de défense. Mais l’IHEDN développe désormais un second axe de formation consacré au renforcement de la citoyenneté au sein des jeunes générations. Il s’agit d’inscrire la communauté IHEDN dans la reconstruction d’une solidarité nationale centrée sur la défense et l’illustration des valeurs de la République, en appuyant notamment l’action des ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la ville, de la jeunesse et des sports.

Renforcer la citoyenneté au sein des jeunes générations.

La sensibilisation aux questions de défense est plus facile depuis janvier 2015 et surtout depuis le 13 novembre. Encore marqués par l’émotion, nos concitoyens sont plus réceptifs et nous sollicitent parfois d’eux-mêmes. J’ai tendance à penser que ce n’est cependant pas actuellement que l’action de l’IHEDN est la plus importante. Nous ne nous inscrivons pas en effet dans le temps court, dans les réactions immédiates. Nous ne sommes pas dans l’opérationnel. Notre effort porte plus spécifiquement sur le temps long et sur la réflexion.

Maintenir la vigilance et contribuer à ce que, quelle que soit l’épreuve qui frappera un jour notre pays, nos concitoyens soient plus résistants.

En caricaturant, je dirais qu’aujourd’hui il n’y a pas un grand besoin de l’IHEDN, mais que son rôle devient d’autant plus crucial qu’on s’éloigne de l’événement vécu, de l’émotion et de l’urgence qui font que tous sont mobilisés… Quelles que soient les mesures prises, personne ne peut nous assurer que la menace disparaîtra prochainement, qu’un attentat sur notre territoire peut être exclu. Il faut donc à l’IHEDN maintenir cet élan de vigilance et contribuer à ce que, quelle que soit l’épreuve qui frappera un jour notre pays, nos concitoyens soient plus résistants et se redressent plus rapidement car mieux préparés physiquement, intellectuellement et moralement, sur le plan collectif comme au niveau individuel. 

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