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Pascal Martin.

LA DONNÉE*

Pascal Martin chargé de mission de la transformation numérique, Union des caisses nationales de sécurité sociale (UCANSS)

Publié le 11 Avr 2016
Couverture de la revue Parole publique n°11 - avril 2016.

*Titre complet de l’article paru dans la Parole publique : 

«  LA DONNÉE, OUTIL DE TRANSFORMATION DE NOS RELATIONS »

Le numérique a envahi nos vies. Il est présent à chaque instant de nos activités professionnelles et personnelles. Il s’invite dans nos relations et les façonne. Il fait de nous des êtres dépendants. Il nous donne le sentiment de ne plus savoir faire sans lui. La transformation numérique nous effraye et nous fascine à la fois. 

Le numérique fait de nous des êtres dépendants.

La technologie nous apparaît aujourd’hui sans limite, capable d’apporter le meilleur– nous l’attendions depuis quelques décennies de la part de nos systèmes d’information – comme le pire, par le contrôle de nos faits et gestes au travers des données produites volontairement ou à notre insu. Quels que soit l’âge, la profession, la catégorie sociale, les usages concernent et satisfont environ 80 % de la population, laissant au bord du chemin les autres, tombés dans ce qui est communément qualifié de fracture numérique. Nous entrons dans le règne de la valeur d’usage qui doit nous amener à faire évoluer notre façon de concevoir les services fournis au bénéfice du plus grand nombre.

La technologie, l’usage, la donnée

Trois éléments – la technologie, l’usage et la donnée – constituent les piliers du monde numérique. L’ignorance des atouts représentés par les données numériques provoque questionnements, craintes et peurs. La situation devient critique pour beaucoup de nos entreprises et organisations. « La méconnaissance par l’homme des données matérielles de sa vie le fait errer gravement » écrivait Georges Bataille. Il en est ainsi dans le monde du travail, bouleversé par ces changements, un monde géré par des élites formées dans un contexte de finance et de réduction des coûts, et trop peu réactives devant ces nouveaux enjeux.

L’hyper-capitalisme numérique est en capacité de produire des gains considérables en un temps record au profit d’un nombre restreint d’acteurs et pour très peu de pays. L’Europe se hâte lentement, alors qu’elle forme une partie des élites du monde numérique qui s’épanouissent en dehors de ses frontières.

Que faut-il insuffler pour transformer cet état de fait en France comme en Europe ? Qui croire parmi les penseurs du devenir numérique ? Qui craindre parmi les barbares sans visage qui nous menacent ? Face au changement, les organisations se sont trop longtemps appuyées sur des consultants et des sachants extérieurs, oubliant leur ressource interne. « La richesse d’une nation passe par le peuple qui la constitue », répétait Nelson Mandela. La richesse d’une entreprise, ce sont les salariés de tous niveaux, le personnel, le collectif. Dans la transformation numérique qui caractérise cette étape de développement de nos sociétés ultra-connectées, il nous faut d’abord apprendre à comprendre. Tous ensemble.

Dans la transformation numérique, il nous faut d’abord apprendre à comprendre. Tous ensemble.

L’humain, unique moteur de la transformation

« L’homme est la mesure de toute chose » professait le Protagoras de Platon. Revenir à l’humain, c’est analyser notre environnement pour mieux comprendre nos actes dans notre quotidien personnel et professionnel. Car l’homme a la capacité de faire des choix, de se réinventer. Il est capable de comprendre, de maîtriser, de transformer la donnée à son profit et au service du bien commun. Les algorithmes prédictifs devront rester une aide à la décision, à nous tous de veiller à ne pas les rendre décideurs de notre vie.

Les algorithmes prédictifs devront rester une aide à la décision, pas des décideurs de notre vie.

Toutes les formes nouvelles de travail, toutes les expérimentations doivent être tentées, toutes les données à disposition utilisées pour relever ces défis vitaux, pour ouvrir de nouveaux horizons plus conformes aux aspirations d’autonomie de la société. Le numérique est un atout et une arme. Encore faut-il savoir s’en servir et construire l’environnement nécessaire à un déploiement libérateur : mobilité, interactivité, collaboration, transversalité doivent devenir les valeurs de l’entreprise et de l’organisation. Après tout, ces valeurs sont de plus en plus une réalité dans nos vies de familles, nos relations sociales ou notre citoyenneté.

C’est une condition pour faire de son métier un épanouissement personnel. Des technologies aidantes, des usages numériques bienveillants, des données facilitantes peuvent être autant d’atouts et d’opportunités pour ouvrir nos choix de vie.

Rien d’angélique dans ces propos mais une vision pragmatique de la transformation numérique, d’une digitalisation de nos actes et des services pour gagner du temps, mieux réfléchir, mieux agir, mieux aider les autres. Celle aussi de la coconstruction de nos modèles de travail au travers des données récoltées sur nos activités, pour s’y sentir en confiance, en fonction de notre rythme et de nos besoins, et pour redonner un sens à la valeur client dans les entreprises comme dans les services publics.

La reconnaissance, condition du travail collectif

La transformation numérique et son corollaire, la donnée massive, induisent une nouvelle gestion des relations dans les organisations. Cette transformation passe par diverses étapes. Elle ne doit oublier personne, prendre en compte tous les publics internes, tous les salariés qui constituent le corps social.

Construire l’environnement nécessaire à un déploiement libérateur : mobilité, interactivité, collaboration, transversalité doivent devenir les valeurs de l’entreprise et de l’organisation.

Fondamentalement, elle doit s’appuyer sur le besoin de reconnaissance qui depuis trop longtemps est trop ignoré dans le monde du travail.

La digitalisation de nos actes et des services peut redonner un sens à la valeur client dans les entreprises comme dans les services publics.

Nous entrons dans un monde de communautés, de villages ou tribus , de groupes projets autonomes. Déjà, dans toutes nos organisations, des communautés d’entraide, de recherches de solutions aux problèmes, fonctionnent autour de projets collaboratifs qui prennent en compte les données produites par la multitude des acteurs impliqués. Chacun reconnaît que le travail à plusieurs, souvent plus difficile à concevoir, donne au final de plus grandes satisfactions. Pourquoi ne pas mettre plus souvent en application cette coopération qui fait gagner du temps et restitue des données créatrices de services nouveaux pour les autres ?

Sans formation, pas de changement de vision

Nos entreprises et nos organisations ont un besoin vital de se repenser. Cette phase doit se faire en mode collectif, en ayant la volonté de se former aux nouvelles méthodes.

La transformation numérique doit s’appuyer sur le besoin de reconnaissance trop ignoré dans le monde du travail.

Seule l’intelligence collective peut produire l’effet attendu, celui de l’envie d’y parvenir ensemble. Ne négligeons pas la formation : elle procure la satisfaction de la découverte de ses propres capacités à agir, à produire des idées et des processus de travail radicalement différents et facilement acceptables par le plus grand nombre des collaborateurs. De la prise en compte des changements par un change management apte à produire des effets pour l’ensemble du personnel, résultera une volonté affirmée par les managers eux-mêmes de modifier leur vision de l’organisation en s’appuyant sur de la donnée bénéficiant à tous.

La création d’un lieu d’innovation ouvert à tous – permettant une collaboration au travers de la diversité des métiers, des technologies, de la compréhension des usages et de la bonne utilisation des données – doit pouvoir trouver sa place dans nos entreprises ou institutions, sans trop effrayer. Car cette révolution numérique n’est finalement qu’une révolution de plus dans la quête de l’essor économique, certes plus rapide dans sa mise en œuvre, plus prégnante sur nos choix de vie, mais porteuse de promesses plus engageantes dans nos organisations de travail et créatrices de relations nouvelles dans la recherche de solutions opérantes. La donnée numérique peut et doit devenir notre nouvelle intelligence au profit du collectif.

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