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Communication parlementaire : un enjeu pour la francophonie

Jacques CHAGNON Président de l'Assemblée nationale du Québec, président de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie

Publié le 02 Juil 2018

La communication publique est un outil à disposition des parlements pour conforter leurs relations avec les citoyens : le travail parlementaire gagne à être lisible, visible et entendu de tous. Représentants du peuple, les parlementaires ont l’obligation de rendre des comptes à leurs électeurs. Les parlements doivent donc garantir l’accessibilité et la diffusion de leurs travaux aux citoyens.

Pour échanger sur leur politique de communication, les parlements disposent, à travers les organisations interparlementaires, de forums de consultation multilatérale. Le premier a vu le jour avec la création de l’Union Interparlementaire en 1889. D’autres ont suivi : Assemblée de l’Union de l’Europe Occidentale (1954), Assemblée parlementaire de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (1990), Union Parlementaire Africaine (1976) et Parlement Panafricain (2004).

Assemblée consultative de la Francophonie, l’APF regroupe 83 parlements et organisations interparlementaires de tous les continents.

Les parlements de l’espace francophone disposent depuis 1967 de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) composée de 83 parlements et organisations interparlementaires de tous les continents. Lieu de rencontre, de solidarité et de coopération entre parlementaires, l’APF, à l’instar des parlements, est structurée en quatre commissions permanentes1 et deux réseaux2. Au cœur de la dynamique d’évolution de la Francophonie comme acteur politique majeur des relations internationales, elle est reconnue comme l’assemblée consultative de la Francophonie et se prononce à travers des avis, des résolutions et des déclarations sur les grands enjeux politiques.

La visibilité du travail législatif et de contrôle du gouvernement est un axe majeur de coopération interparlementaire.

L’APF est aussi un acteur de solidarité qui, depuis le milieu des années 1980, accorde une place de plus en plus importante à la coopération interparlementaire. Depuis 1994, le secrétariat général de l’APF organise plusieurs fois par an, en partenariat avec l’OIF, des séminaires d’information et d’échanges qui permettent de renforcer les compétences des élus par des formations de qualité, délivrées le plus souvent par leurs pairs, mais aussi d’échanger, de confronter leurs expériences et de comparer les modes de fonctionnement de leurs parlements respectifs.

Pour que le travail législatif et la mission de contrôle de l’action gouvernementale soient portés à l’attention des populations, l’APF fait de la visibilité du travail parlementaire un axe majeur de sa coopération. À l’ère des nouvelles technologies qui bouleversent le travail et l’administration des parlements, l’APF élargit son appui aux services documentaires avec comme objectif la modernisation des systèmes d’information parlementaire : depuis 2002, le programme Noria aide les parlements à mieux gérer et mieux diffuser l’information qu’ils produisent ou compilent; en même temps, il optimise la diffusion de l’information parlementaire francophone dans les parlements où l’usage du français est limité; il comporte également un important volet d’organisation de séminaires visant à mettre en réseaux les institutions bénéficiaires et à les sensibiliser à la communication numérique.

Les trois volets d’intervention du programme Noria visent à réduire le déficit de plusieurs parlements en infrastructures numériques et communicationnelles efficaces et le manque de coordination et de communication entre parlements afin d’échanger sur les meilleures pratiques en matière de gouvernance. Très concrètement, l’APF accompagne les sections dans l’acquisition de matériel informatique, conseille les parlementaires et les fonctionnaires en matière de communication publique (gestion de site web, politique de communication ouverte, etc.) et les accompagne dans l’utilisation des équipements  de technologie de l’information et de la communication (TIC).

Le lien de confiance entre une population et son parlement se nourrit avant tout d’une politique de communication bien gérée.

Le renforcement des infrastructures et l’utilisation efficiente des TIC en milieu parlementaire soulèvent de nombreuses questions. La première tient à l’instabilité politique et sociale de certains pays bénéficiaires des programmes de coopération, où il s’avère difficile d’organiser des missions pour mettre en place des infrastructures. La deuxième est le suivi et l’entretien du matériel informatique et communicationnel à la fin des actions de coopération : si l’installation d’infrastructures numériques relève de la coopération entre l’APF et les parlements bénéficiaires, il revient au bénéficiaire d’entretenir et de pérenniser les équipements.

2016 a été la onzième année consécutive de déclin des libertés à l’échelle mondiale, de reculs des droits civils et politiques. Face à cette situation, il faut rendre les parlements plus ouverts.

Les infrastructures et les logiciels constituent un outil indispensable pour renforcer la communication interne, entre les services administratifs du parlement par exemple grâce à une plateforme intranet, mais également externe, par l’intermédiaire d’un site à destination des citoyens. Le lien de confiance qui doit se bâtir entre une population et son parlement se nourrit avant tout d’une politique de communication bien gérée. La troisième question est d’ordre sociologique : encourageant par définition la création d’un espace de dialogue entre les parlements issus de différentes sociétés, la coopération parlementaire doit éviter dans ses procédures toute hiérarchie où les méthodes des uns seraient proposées voire imposées aux autres.

Afin d’améliorer la coopération parlementaire et d’ancrer davantage l’APF dans la modernité, il est primordial, à l’ère du numérique, de réévaluer notre environnement et d’offrir l’occasion aux parlementaires de se saisir de la question. L’année 2016 a marqué la onzième année consécutive de déclin des libertés à l’échelle mondiale, en raison de reculs importants dans les droits civils et politiques. Face à cette situation, il faut rendre les parlements plus ouverts. Plusieurs moyens ingénieux ont déjà été mis en place dans certains parlements, comme des systèmes de pétition et de consultation en ligne ou des plateformes facilitant l’accès aux données publiques. À l’heure où l’érosion de la confiance envers les élus et la confrontation violente se développent, de telles innovations numériques permettent une transparence et un dialogue qui favorisent la stabilité démocratique nécessaire à la paix entre nos peuples.

Les innovations numériques permettent une transparence et un dialogue qui favorisent la stabilité démocratique nécessaire à la paix entre nos peuples.

Le plan de la présidence de l’APF a été élaboré dans cet objectif. Dans les commissions et les réseaux où ils se réunissent, les parlementaires débattent de ces questions, étudient les mécanismes permettant d’augmenter l’informatisation des structures administratives des parlements et de renouveler le lien entre les parlementaires et les citoyens. L’APF pourra ainsi agir sur plusieurs registres : œuvrer à la féminisation du numérique et le mettre au service des femmes, participant ainsi à rendre la politique plus égalitaire; faire du numérique un levier du développement humain en multipliant par exemple les possibilités pour les jeunes de devenir entrepreneurs; faire émerger un gouvernement électronique avec des services plus efficaces ; accentuer la culture numérique dans notre espace pour mieux diffuser le savoir francophone; prendre en compte les multiples enjeux de la cyber-sécurité. Ainsi, chaque instance de l’APF s’appropriera cette révolution du numérique pour proposer des solutions innovantes, répondant mieux aux attentes de nos populations.

L’APF est un espace offert aux parlementaires pour discuter de ces importantes questions. Ce n’est que par une coopération renforcée, une coordination accrue de ses politiques et en s’emparant de tous les aspects de la question du numérique qu’elle pourra contribuer à relever efficacement les grands enjeux du XXIe siècle.

___________________

1 – Commission politique ; Commission des affaires parlementaires ; Commission de la coopération et du développement et Commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles.
2 – Réseau des femmes parlementaires ; Réseau parlementaire de lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose.

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