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Favoriser l’accès à la citoyenneté sociale

Entretien avec Dominique Libault Directeur de l'école nationale supérieure de la sécurité sociale (En3s), ancien directeur de la sécurité sociale

Publié le 04 Déc 2017

_Quel est votre regard sur la communication de la sécurité sociale ?

Dominique Libault – Je distingue pour ma part quatre volets pour cette communication. Le premier est classique, c’est celui de la communication d’entreprise autour de l’image, y compris en interne. Le second doit permettre d’attirer des compétences – il ne suffit pas alors d’apparaître « sympathique », il faut être « porteur d’avenir ». Le troisième, destiné à faire adhérer le public à des objectifs de comportement, vise à bien utiliser les deniers publics (comme l’utilisation des génériques au lieu des princeps pour l’assurance maladie), ce qui suppose une bonne compréhension des enjeux et une adhésion réelle à la sécurité sociale. Ce qui me conduit au dernier volet, celui de la communication citoyenne, au fondement même de la sécurité sociale.

C’est cette communication citoyenne qui m’apparaît défaillante, ou plutôt inexistante. On a arrêté de faire la pédagogie de la sécurité sociale, qui était pourtant partie intégrante du projet pour ses fondateurs comme Pierre Laroque.

Pour ses fondateurs, la pédagogie de la sécurité sociale était partie intégrante du projet.

Pour moi, ce déficit est préjudiciable à deux titres : il freine la mise en place d’un comportement vertueux et il met à mal un véritable enjeu, une véritable conquête démocratique. Car la sécurité sociale représente 25 % de la richesse nationale – 33 % pour l’ensemble de la protection sociale –, c’est un élément essentiel dans la vie quotidienne des Français et une composante forte de ce qui fait société, république, vivre ensemble. Après la sécurité physique des citoyens – lutte contre les attaques extérieures ou le terrorisme notamment – qui est le premier pas dans l’organisation d’une société ou d’un État, vient la mise en place d’une organisation du droit aux soins, à la vie familiale, à la retraite. Cette organisation est définie par une société par redistribution entre ses membres. Il faut en parler, l’enseigner, aux jeunes notamment, et c’est ça qui n’est pas fait.

_Parce que ceux qui devraient en parler n’en parlent pas ? Parce que, depuis les années Laroque, l’intérêt général a perdu de sa vigueur au profit d’un certain individualisme ?

D.L – Il y a plusieurs phénomènes. La montée de l’individualisme, c’est sûr. Mais il y a aussi le fait que ce rôle de pédagogie devait être joué dès l’origine par des représentants intermédiaires, les organisations syndicales, comme représentants des assurés sociaux. Or très vite, comme le constatait P. Laroque, ils se sont essentiellement consacrés à faire fonctionner le système. On est en outre en voie de passage d’une sécurité sociale professionnelle à une sécurité sociale universelle, avec une prise en compte croissante de l’État et des partenaires sociaux en deuxième ligne, sans qu’on ait prévu d’instances qui soient investies de cette mission.

Ce rôle de pédagogie devait être joué à l’origine par les organisations syndicales, comme représentants des assurés sociaux.

Et puis il y a la fragmentation de la sécurité sociale en plusieurs entités administratives – alors même que c’est l’ensemble qui fait sens – qui ne simplifie pas cette prise de parole et des actions communes.

_Vous avez vous-même beaucoup œuvré dans le sens de la mise en commun des branches de la sécurité sociale ?

D.L – C’est une conviction que j’ai portée sans relâche quand j’étais directeur de la sécurité sociale, puis aujourd’hui à l’En3s, l’école des dirigeants de la protection sociale , qui sont de fait les deux seuls émetteurs légitimes sur ce sujet car ils appréhendent l’ensemble de la sécurité sociale.

À la demande des pouvoirs publics, j’ai géré en 2005 le pilotage du soixantième anniversaire de la sécurité sociale, puis en 2015 le soixante-dixième, mais ma conviction c’est qu’il ne faut pas attendre dix ans entre chaque prise de conscience collective sur ce sujet. C’est pourquoi je suis heureux d’avoir obtenu que la promotion de la sécurité sociale auprès des jeunes fasse désormais partie des missions permanentes de l’En3s, à côté de la formation des cadres supérieurs de la sécurité sociale, et qu’il y ait ainsi une institution de la République qui soit en charge de réfléchir sur une culture de la « citoyenneté sociale ».

Nous avons dans ce cadre déjà signé à l’En3s une convention avec le ministère de la défense, qui nous permet d’être présents aux journées Défense citoyenneté avec une courte vidéo. Il existe aussi désormais une convention avec l’éducation nationale, qui prévoit des stages d’élèves, d’enseignants, pour faire les faire réfléchir sur ces enjeux, et l’organisation régulière d’un concours proposé aux classes de lycée et post-bac, qui a lieu cette année.

Et nous proposons désormais un site sécu jeunes* qui aborde pour eux de manière adaptée les points qu’ils ont à connaître ou à comprendre.

_Depuis une vingtaine d’années l’image de la sécurité sociale s’est considérablement modernisée et rajeunie

D.L – C’est vrai, il y a tous ces éléments positifs que les enquêtes d’opinion et de satisfaction nous remontent clairement. Et pourtant on n’arrive pas à avoir une image suffisamment dynamique pour que des jeunes se projettent facilement dans un parcours professionnel « sécurité sociale » ; c’est un gros sujet de communication, où on retrouve la difficulté de la fragmentation, du fait qu’il n’existe pas de marque Sécurité sociale, et que l’ensemble que constitue cette pluralité d’organismes difficiles à comprendre et à identifier n’est pas lisible.

La fragmentation en plusieurs entités, alors que c’est l’ensemble qui fait sens, ne simplifie pas la prise de parole et les actions communes. On n’arrive pas à avoir une image suffisamment dynamique pour que des jeunes se projettent facilement dans un parcours professionnel sécurité sociale.

Et puis le tiers payant n’aide pas les assurés à se représenter le coût du service rendu, c’est comme si la prise en charge et la sécurité sociale devenaient invisibles : personne n’a une idée claire des dépenses que représentent pour la sécurité sociale une hospitalisation ou simplement la maternité.

_Le public semble apprécier le travail commun des organismes tel qu’il a été mis en œuvre pour la carte vitale, l’information sur la retraite ou les déclarations sociales.

D.L – C’est vrai que ce qui est réalisé sur ces trois champs est un progrès, et que les bénéficiaires se félicitent de n’avoir plus qu’un interlocuteur. Mais pour le réussir, il a fallu créer des structures nouvelles, des GIP ou des GIE, alors que désormais avec l’ère de la data, l’échange de données ne doit plus être l’exception mais la norme, que ce soit pour l’accès aux droits ou le contrôle. Et ces avancées, même si la culture du travail collectif a progressé, continuent à demander beaucoup d’énergie et de conviction. La transversalité dans l’approche est en tout cas un des piliers de l’enseignement de l’En3s.

_L’ubérisation et la tentation individualiste, plus assurantielle, de certains, vous les percevez comme des dangers que la communication de la sécurité sociale doit prendre en compte ?

D.L – Il y a beaucoup de facettes à l’ubérisation, et bien sûr le développement d’une nouvelle économie a beaucoup d’aspects positifs. Mais un danger est la tentation, sous prétexte de modernité, de développer des sous-statuts donnant lieu à une protection sociale réduite et pouvant générer du dumping social.

Il n’existe pas de marque sécurité sociale, l’ensemble que constitue cette pluralité d’organismes difficiles à comprendre et à identifier n’est pas lisible.

Cela ne rend que plus nécessaire la pédagogie pour l’intérêt et les conditions d’une protection sociale collective, c’est-à-dire notamment des conditions homogènes et équitables de protection et de contributivité à cette protection.

Propos recueillis par Joëlle Vaucelle

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*http://fr.calameo.com/read/004310504ead8ff60e986

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