will suboxone block ambien buy ambien online ambien day after

tramadol og hash buy tramadol get ultram Tennessee

what if i took 3 ambien buy ambien ambien sleep on airplane

soma bay robinson club ägypten carisoprodol soma amwaj blue beach resort & spa abu soma wycieczki fakultatywne

tramadol taken with effexor buy tramadol online tramadol slecht

tramadol pictures tablets tramadol 50mg tramadol retirГ© de la vente

how long do xanax bars stay in system buy xanax online can i take tylenol pm with xanax

klonopin and myasthenia gravis clonazepam drug can you mix vyvanse and klonopin

tramadol schedule change june 2014 tramadol 50 mg tramadol uses humans

buy ultram online Orlando buy tramadol can i take ketorolac with tramadol

Entretien avec Thierry Mandon

Entretien avec THIERRY MANDON

Secrétaire d’État à la réforme de l’État et à la simplification, auprès du Premier ministre

Publié le 22 Juin 2015
Parole publique N°9

_Comment se concrétise la transformation numérique de l’État ?

Thierry Mandon – L’année dernière, la France a été désignée meilleure administration numérique d’Europe par l’ONU. Le gouvernement accélère ce mouvement autour d’une ambition – rendre l’État plus utile, plus efficace, plus innovant et plus démocratique – et de quatre grands axes :

“Notre stratégie de l’État-plateforme se base sur la primauté des besoins des usagers pour concevoir les services publics.”

La transformation numérique de l’État permet aux services publics de mieux répondre aux besoins des usagers. Déjà, plus d’un Français sur deux déclare ses impôts de façon dématérialisée, selon Syntec Numérique 84 % des Français estiment que la déclaration des revenus en ligne est une « bonne chose », l’inscription dans l’enseignement supérieur se fait intégralement en ligne ! Le projet France Connect permettra à tout Français, à partir de 2016, d’utiliser le même compte pour tous les services publics en ligne. Fin 2015, toutes les démarches auprès d’une administration d’État ne nécessitant pas de déplacement au guichet, seront effectivement réalisables par Internet.

“Pour la puissance publique, la révolution numérique est un levier pour atteindre les objectifs de proximité, d’équité et d’égalité d’accès aux droits.”

La transformation des infrastructures numériques de l’État est un autre chantier concret : le Réseau interministériel de l’État, déjà opérationnel sur 5 000 sites, sera achevé d’ici 2017 afin de fluidifier les échanges entre services, mutualiser l’exploi­ta­tion des infrastructures et renforcer la sécurité du système d’information des administrations dans un contexte de cybermenaces croissantes. C’est un des éléments de notre stratégie de l’État-plateforme, un principe d’organisation et de fonctionnement fondé sur une vision horizontale et ouverte. Il se base sur la primauté des besoins des usagers pour concevoir les services publics, l’ouverture d’interfaces d’échanges des données entre administrations, la création d’écosystèmes d’innovation auto-organisés dans l’État mais aussi de référentiels permettant de cadrer les choix technologiques des acteurs publics. L’enjeu de cette réorganisation de l’architecture des systèmes d’information, c’est une meilleure circulation des données, des réponses plus adéquates aux besoins des usagers, des coûts mieux maîtrisés.

La révolution numérique est une révolution des données. En 2014, la France a été le premier État en Europe à se doter d’un administrateur général pour améliorer l’utilisation des données dans les administrations non seulement au bénéfice de l’État mais de l’ensemble de la société. Le portail data.gouv.fr, salué dans le monde entier, qui accueille plus de 14 000 jeux de données, va encore monter en puissance afin que citoyens et entreprises déve­loppent des solutions innovantes grâce à ces données réutilisables.

Mais le numérique désigne également un véritable enjeu culturel : les administrations et leurs agents doivent intégrer la transformation numérique dans leur façon de travailler. Nous lançons un plan de formation à la culture numérique, pour les cadres dirigeants comme pour les agents de guichet. De façon complémentaire, nous identifions les projets innovants au sein de l’administration pour les valoriser et les mettre en réseau : l’innovation est une clé essentielle dans la transformation de l’État ! Ainsi, un fonds dédié à la transition numérique de l’État et à la modernisation de l’action publique, abondé à 126 millions d’euros, a-t-il vocation à financer des projets novateurs pour rendre l’administration plus agile, via des appels à projets.

“Toutes les grandes organisations doivent se repenser, avec des pratiques moins verticales, plus collaboratives et ouvertes.”

_Le numérique change-t-il vraiment les relations des services publics avec leurs usagers et leurs agents ?

TM – Absolument. La révolution numérique constitue pour la puissance publique à la fois un défi d’adaptation et un levier pour construire des modes de relation renouvelés et atteindre plus efficacement les objectifs de proximité, d’équité et d’égalité d’accès aux droits. Il doit permettre de bâtir les institutions adaptées à ce nouvel âge pour délivrer des services de meilleure qualité prenant en compte, dès leur conception, les besoins réels des usagers. L’État n’est pas seul en cause : toutes les grandes organisations doivent se repenser, avec des pratiques moins verticales, plus collaboratives et ouvertes.

“Entre l’usager et l’agent public, les expériences en ligne et au guichet sont complémentaires et non pas substituables.”

Le numérique contribue à humaniser les relations entre les services publics et les usagers. Tout ce qui ne nécessite pas de présence physique doit pouvoir être fait en ligne, par exemple les formulaires qui sont progressivement dématérialisés. Ainsi, l’interaction entre l’usager et l’agent public sera-t-elle plus personnalisée et efficace : les expériences en ligne et au guichet sont complémentaires et non pas substituables. Tout le monde y gagne : pour les usagers, des services personnalisés ; pour les agents, un travail plus efficace. Selon Eurogroup Consulting, 90 % des agents perçoivent comme fort l’impact potentiel de la transformation numérique sur l’administration. De fait, la transition numérique est une chance de repenser les démarches administratives en fonction des besoins de l’usager et non des découpages entre services administratifs : les usagers veulent pouvoir s’informer sur leurs démarches et les réaliser sur un même site, suivre en ligne l’avancement de leur dossier ou se voir signifier des échéances prochaines.

“La puissance publique ne sait pas tout et ne sait pas tout faire toute seule : elle a besoin de la société civile.”

C’est pourquoi une nouvelle version du portail service public.fr, étudiée pour répondre à ces demandes, sera progressivement mise en service en 2016 et intégrera les fonctions de France Connect. Le numérique permet ainsi d’avoir un grand point d’accès à l’administration pour les usagers, qu’ils soient particuliers, entreprises ou associations. Voilà une simplification !

_Vous évoquiez aussi le besoin de plus de démocratie…

TM – Point essentiel ! La transformation numérique de l’État a aussi une dimension démocratique. La révolution numérique montre que la puissance publique ne sait pas tout et ne sait pas tout faire toute seule : elle a besoin de la société civile qui, elle, demande de plus en plus à participer à la décision publique. Les outils numériques permettent de renouveler les modalités de concertation et de participation citoyennes : très prochainement, le Gouvernement amplifiera ses efforts à travers un Plan d’action ainsi que dans le cadre du Partenariat pour le Gouvernement Ouvert, initiative multilatérale dont la France exercera la présidence en 2016.

_Vous êtes le ministre chargé de la réforme et de la simplification de l’État. Cette ambition n’est-elle qu’une question de transformation numérique ?

TM – La réforme de l’État passe nécessairement par sa transformation numérique, mais elle ne s’y résume pas. Certes, grâce à la circulation des données entre les services publics, le programme Dites-le nous une fois permettra, en 2017, d’éviter de demander plusieurs fois à une entreprise la même information. Mais simplifier, c’est aussi rendre les dispositifs plus lisibles en améliorant dès l’amont la fabrique de la loi, par exemple pour mieux anticiper l’impact des normes afin qu’elles soient plus facilement applicables et donc plus efficaces. C’est aussi évaluer les politiques publiques et les normes pour ne conserver que celles qui ont réellement un impact et corriger le tir lorsque les dispositifs n’ont pas atteint le but recherché.

_Voulez-vous dire qu’une nouvelle mission incombe à l’État ?

TM – Dans les territoires, au contact des citoyens et des partenaires de l’État, la puissance publique doit s’interroger sur ses missions et son organisation : nous avons réalisé une revue des missions de l’État, qui va de pair avec la loi NOTRe* et la réforme territoriale. Allouer les missions à l’acteur le mieux à même de l’exercer, dans un cadre rénové avec la création des grandes régions, c’est améliorer la décision publique et rendre les politiques publiques plus efficaces.

“La réforme de l’État passe nécessairement par sa transformation numérique mais ne s’y résume pas.”

Enfin, nous veillons à rénover le management public. Au-delà d’une meilleure formation des hauts fonctionnaires à la culture numérique, il faut aussi diversifier les compétences et les recrutements, rendre plus transparentes les modalités de nomination, etc. Le numérique est donc à la fois une révolution en soi et un outil puissant au service d’une ambition globale de réforme qui touche à toutes les composantes de l’action publique : missions, organisation, modes de délivrance du service, management et pilotage.

Propos recueillis par Pascal Martin (mai 2015)

* NOTRe : projet de loi portant Nouvelle organisation territoriale de la République (NDLR)

VotreParole !

Une proposition d’initiative, une idée originale à partager, un projet à faire connaître, ou bien même un sujet pour la revue Parole publique : dites-nous et nous vous contacterons.

Écrivez-nous