ambien buy Nashville buy ambien online coming off ambien

does valium dissolve in alcohol diazepam 5mg valium indications contraindications

oxycodone valium high buy valium no prescription my dog needs valium

is ambien a muscle relaxer buy ambien safe to take ambien with vicodin

does valium raise heart rate buy valium online valium 5 embarazada

xanax vs clonazepam dosage buy alprazolam what amount of xanax is overdose

what to expect coming off xanax generic xanax xanax and nasal congestion

effects of drinking while on ambien buy ambien online can i take 2 12.5mg ambien

tramadol geriatria buy cheap tramadol biopharmaceutical profile of tramadol in the dog

nyugtatók xanax xanax without prescription xanax online Norfolk

Dix années de baromètre de la communication locale

Christian de La Guéronnière Directeur de l'agence Epiceum, Club des partenaires de Communication publique

Publié le 30 Nov 2018

La dernière décennie n’a pas été un long fleuve tranquille. De profondes mutations ont affecté nos pratiques citoyennes, notre organisation territoriale et notre accès à l’information.

Qu’on en juge : généralisation de la démocratie participative et de la participation citoyenne, par la réglementation et par la volonté d’élus locaux ; bouleversement de la société de l’information, avec de nouveaux outils – les réseaux sociaux – et une instantanéité qui percutent la culture descendante de la communication locale en installant des logiques horizontales ; succession de réformes sur l’organisation des territoires, les modes de scrutin associés et la répartition des compétences ; développement d’une culture de la concurrence à travers l’émergence du marketing territorial pour attirer habitants, touristes et entreprises ; ras-le bol fiscal. On pourrait citer aussi la montée du populisme et du vote extrême-droite.

Le magazine de la collectivité reste le premier média de l’information locale, devant la presse gratuite ou la PQR.

Quel rôle la communication publique des territoires joue-t-elle ou pourrait-elle jouer pour accompagner voire orienter ces grandes transformations ? Il fallait un outil pour analyser les tendances, comprendre les évolutions dans la durée et adapter leurs pratiques. C’est pourquoi, avec Jean-Daniel Lévy, nous avons fait le pari de créer une mesure nationale référente : depuis 2009, le Baromètre Epiceum Harris Interactive de la communication locale interroge les Français pour comprendre voire anticiper leurs façons de s’informer au plan local.

Les Français se déclarent bien informés par les médias des collectivités territoriales, sauf sur le prix des services publics et la réforme de la taxe d’habitation.

Démentant les persiflages sur son coût, sa supposée ringardise et son inefficacité décrétée, enquête après enquête*, le Baromètre dresse le portrait d’une fonction centrée sur le quotidien, les services publics et la vie locale, utile et attendue : non, il n’y a pas trop de communication, même quand on reçoit les publications de la commune, de l’interco, du département et de la région dans sa boîte aux lettres. Les Français plébiscitent ce média de proximité qui apparaît comme un service public.

Chaque parution du Baromètre le confirme, la parole publique prime sur celle des émetteurs privés : même si les Français s’informent prioritairement en échangeant avec les autres habitants, le magazine de la collectivité demeure le premier média de l’information locale, devant la presse gratuite ou la PQR ; la télé est presque sortie des écrans radars ; pour s’informer sur la vie locale, on consulte davantage les sites internet et les pages Facebook des collectivités que ceux d’autres types d’acteurs. Aujourd’hui, les Français décident quel média leur correspond le mieux, en fonction du moment, de l’humeur, du territoire où ils habitent : métropole, ville moyenne, bourg rural…

À l’évidence, la communication des collectivités occupe intelligemment son créneau, elle est adaptée à la demande. Du coup, elle produit quelques effets : plus les années passent, plus les Français se déclarent « bien informés » sur la plupart des sujets traités dans ces médias ; il n’y a presque plus de sujets sur lesquels une majorité de nos concitoyens s’estime mal informés. Il y a surtout une progression de la perception des impacts : image positive du territoire et des élus, renforcement du lien entre les habitants… C’est une communication agissante.

Les supports d’information des intercommunalités sont les seuls à gagner des parts d’audience.

Dans la succession des réformes, l’intercommunalité a eu la part belle : finalisation de la couverture du territoire par des EPCI, création des métropoles, élection des élus communautaire avec une dose de suffrage universel direct, renforcement des compétences sur les services de proximité…. Ces réformes ont été bien accompagnées par les communicants : les Français sont de plus en plus nombreux à trouver « utile » la communication de leurs intercos (c’est la seule strate qui progresse) et en utilisent de plus en plus les supports d’information (seule strate à gagner des parts d’audience depuis 2015).

6 Français sur 10 accèdent à des services ou des informations pratiques par les sites internet des collectivités.

Autre révolution bien accompagnée : le numérique. Si le papier reste le support d’information locale préféré des Français, les sites internet des collectivités se sont installés comme des médias de complément par lesquels plus de 6 Français sur 10 accèdent à des services ou à des informations pratiques. Les pages des collectivités sur les réseaux sociaux connaissent un essor comparable, même si elles ne touchent que 4 Français sur 10. Les Français utilisent plus de 8 types de supports différents pour s’informer sur la vie locale (sur 17 testés dans l’enquête). Les nouveaux médias ne remplacent pas les précédents, ils les complètent. Les dispositifs de communication des collectivités deviennent progressivement des outils d’accompagnement des parcours citoyens, proposant des interfaces d’information et de services adaptées à chaque situation de la vie quotidienne.

1 Français sur 2 est incapable de donner spontanément le nom administratif de sa région de résidence.

Pour autant, certains défis restent à relever, à commencer par la capacité des communicants à sortir d’une relative zone de confort – les sujets du quotidien, la vie du territoire – pour aller vers des sujets plus difficiles comme le prix des services publics (un des sujets sur lesquels les Français s’estiment le moins bien informés) ou la réforme de la taxe d’habitation (moins d’un tiers des répondants déclare être bien informé).

Les quatre échelons territoriaux communiquent avec les mêmes codes. Ils gagneraient à se différencier davantage.

Autre défi, la coordination de la communication des différentes strates territoriales : à peine un Français sur deux estime que « les informations émises par les différentes collectivités se complètent plutôt bien et donnent une vision claire et cohérente de l’action publique des différentes collectivités locales ». On aurait tout intérêt à éviter la cacophonie générée par le mille-feuille institutionnel pour lui préférer une communication concertée, harmonieuse et efficace. On notera aussi que si les mairies bénéficient d’une grande confiance et d’une réelle bienveillance de la part des Français, c’est bien moins le cas pour les départements ou les régions : plus d’un Français sur deux est incapable de donner spontanément le nom administratif de sa région de résidence ! Les quatre échelons territoriaux communiquent peu ou prou avec les mêmes codes ; ils gagneraient sans doute à se différencier davantage.

S’il est probablement nécessaire – Dominique Wolton l’enseigne depuis longtemps – de passer enfin d’une culture de l’émetteur à une culture du récepteur, les progrès accomplis sont insuffisants. Les élus, les institutions et leurs politiques ne sont que des étoiles parmi tant d’autres dans la galaxie des informations disponibles. Encore faut-il les faire briller et donner envie aux gens de les observer. Développons la culture de l’évaluation (on ne cherche pas assez à savoir comment nos messages sont perçus). Le joker du suffrage universel – la seule évaluation qui compterait vraiment – ne tient plus. Sauf à vouloir constater, mais un peu tard, la montée ou la domination du vote populiste…

 

La cinquième vague du Baromètre Epiceum – Harris Interactive de la communication locale a été réalisée en ligne du 29 juin au 9 juillet 2018, à partir de l’access panel de Harris Interactive auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas et redressement appliqué aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, niveau de diplôme, région et taille d’agglomération. Les précédentes enquêtes ont été réalisées en 2009, 2011, 2013, 2015. D’après l’enquête Cap’Com de mai 2015 auprès de 1 985 directeurs et responsables de communication de grandes collectivités, le Baromètre, jugé « utile » par 97 % des répondants, est partagé en interne avec les services dans 61% des cas, avec les élus dans près de 4 cas sur 10.

 

________________________

* Pour ne pas alourdir le texte, on n’a pas cité les nombreux résultats qui fondent nos affirmations relatives à la communication des collectivités locales.

VotreParole !

Une proposition d’initiative, une idée originale à partager, un projet à faire connaître, ou bien même un sujet pour la revue Parole publique : dites-nous et nous vous contacterons.

Écrivez-nous
Cancel