ambien and lungs zolpidem no prescription many ambien 10 mg

ambien for dementia buy ambien online buy ambien cr mexico

why does valium make me tired valium pills valium on a drug screen

xanax and methylphenidate buy alprazolam is mixing coke and xanax bad

anything stronger than valium buy valium can i take valium with voltaren

abrupt cessation of ambien buy ambien online apa obat tradisional ambien

best place to order ambien online ambien drug ambien and morphine drug interactions

operação com arcos exceto soma e diferença de seno cosseno e tangente buy soma chieko soma hockey

tramadol ceiling effect buy cheap tramadol tramadol overdose canine

tramadol Rancho Cucamonga buy tramadol tramadol labeling

Logo Parole publique

Baromètre de la démocratie locale numérique

Tatiana de Feraudy Coordinatrice de l'observatoire des civic tech et de la démocratie numérique, Décider ensemble

Publié le 19 Mar 2018

Titre complet paru dans paru dans Parole publique :

Baromètre de la démocratie locale numérique : quelles conditions de succès des civic tech ?

 

Les technologies numériques de participation se diffusent au sein des collectivités (communes, intercommunalités, métropoles, départements…) pour transformer et enrichir l’engagement citoyen. Plusieurs défis restent cependant à relever pour assurer un passage à l’échelle des civic tech.

Le Baromètre de la démocratie locale numérique montre que ces dispositifs récents – moins de trois ans – s’instituent au-delà d’une phase d’expérimentation. C’est une tendance de fond : 2 dispositifs sur 3 sont pensés pour être pérennes, 3 sur 4 s’inscrivent dans la continuité d’un dispositif existant ou dans le cadre d’un projet plus large, 9 sur 10 sont articulés avec des dispositifs présentiels. Le numérique est de plus en plus perçu comme un outil à mobiliser dans le cadre d’une démarche plus large.

Les outils numériques sont utilisés dans une logique de consultation plutôt que de transformation de la relation au citoyen ou de coconstruction des décisions.

La croyance reste forte dans la capacité des outils numériques à transformer l’engagement citoyen et l’action publique. Les collectivités locales sont en effet confrontées à la triple injonction d’améliorer la transparence et l’efficacité de leur action, de démontrer leur capacité à innover dans un contexte de compétition territoriale, d’impliquer davantage les citoyens pour lutter contre une désaffection envers la démocratie représentative. Les outils numériques apparaissent comme une réponse à ce triple impératif de modernisation, d’innovation et de participation citoyenne : 9 répondants sur 10 considèrent qu’ils peuvent renforcer la transparence de l’action publique, valoriser le travail de la collectivité, améliorer l’adhésion des citoyens aux décisions ou la qualité de ces décisions.

Les répondants soulignent le besoin de renforcer l’inscription du numérique dans une démarche cohérente de recours au citoyen, dans une stratégie globale et transversale.

Mais l’institutionnalisation de ces dispositifs demande d’intégrer le numérique dans une démarche cohérente de recours au citoyen pour la production et l’évaluation de l’action publique. Or les outils numériques sont ici utilisés dans une logique de consultation – recueillir des idées, des avis ou des préférences par votes ou sondages – plutôt que de transformation de la relation au citoyen, d’interaction ou de co-construction des décisions : si un grand nombre de collectivités mettent en place un budget participatif, peu l’associent à une libération des données budgétaires (open data). Au-delà de l’objectif de communication, il est indispensable d’adopter une démarche cohérente liant transparence, consultation et participation à la décision.

3 dispositifs numériques sur 4 mobilisent moins de 1 000 contributeurs, 4 sur 10 fonctionnent avec moins de 5 000 euros.

À l’heure qu’il est, les résultats de notre baromètre amènent à relativiser l’institutionnalisation des dispositifs de participation numérique : plus d’un tiers des dispositifs numériques recensés ont un budget inférieur à 1 000 euros et 4 sur 10 fonctionnent avec moins de 5 000 euros ! Et les répondants soulignent le besoin de renforcer l’inscription du numérique dans une stratégie globale et transversale, ce qui nécessite à la fois un portage politique fort, des moyens et des compétences spécifiques au sein des équipes de mise en oeuvre. Si, dans un tiers des cas, les services de communication en sont responsables, la diversité des domaines abordés suppose l’implication d’un grand nombre de professionnels au sein des collectivités : cadre de vie et aménagement, environnement, transports, jeunesse, logement, santé, services municipaux, action sociale, emploi,finances…

La question de la professionnalisation des agents est centrale pour l’institutionnalisation comme pour l’évaluation des dispositifs de participation numérique.

Dans 3 cas sur 4, le développement technique des outils est confié à un prestataire extérieur. Mais l’animation, la modération et la synthèse des contributions citoyennes sont majoritairement réalisées en interne, quitte à demander de nouveaux outils et même si les agents des services de communication ou de vie citoyenne concernés ne disposent pas toujours des compétences de community management. Pourtant, la question de la professionnalisation est centrale pour l’institutionnalisation comme pour l’évaluation des dispositifs de participation numérique. La mesure des effets des dispositifs reste un défi majeur, d’autant que les répondants témoignent d’une certaine insatisfaction, notamment en termes de mobilisation citoyenne : 3 dispositifs sur 4 mobilisent moins de 1 000 contributeurs… Et, si de plus en plus de dispositifs prévoient une forme d’évaluation, il y a incertitude sur les critères et les manières d’évaluer comme sur les moyens d’améliorer les résultats.

Une troisième question est celle de la relation des civic tech avec les acteurs du monde de la participation. À l’échelle locale, les civic tech ne semblent pas encore avoir constitué une rupture, que ce soit en termes de technologie, de gouvernance de la participation1 ou d’engagement citoyen. Pour saisir les opportunités et construire les conditions d’une transformation réelle des pratiques, les acteurs devront répondre aux questions techniques, sociales et économiques spécifiques posées par ces innovations. Plusieurs auteurs ont ainsi attiré l’attention sur l’opération de « mise en technologie d’un projet politique »2 réalisée par les développeurs d’outils numériques : loin d’être neutres, les choix techniques et de conception influencent les formes et les objets de participation. Par ailleurs, si les outils numériques permettent de contourner certains obstacles à la participation – horaires contraignants, nécessité de présence physique – on sait qu’ils peuvent créer de nouvelles barrières comme l’accès au numérique ou la capacité de s’exprimer à l’écrit.

Enfin, reste ouverte la question du financement de ces technologies et des modèles économiques des acteurs qui les développent. Ces innovateurs démocratiques sont-ils de simples prestataires ou développent-ils un positionnement militant ? Comment financent-ils leur activité : subventions, contrats publics, prestations auprès du secteur privé ? En quoi leur positionnement face aux acteurs publics – coopération, interpellation, ou indépendance – influence-t-il leur potentiel de transformation démocratique ? Quel est le rôle des acteurs publics pour soutenir et orienter ces initiatives ?

À l’échelle locale, les civic tech ne constituent pas encore une rupture en termes de technologie, de gouvernance de la participation ou d’engagement citoyen.

On constate, en tous cas, l’apparition de nombreuses initiatives de soutien aux civic tech et aux innovations démocratiques. À l’échelle locale, comme à Paris, par la mise à disposition de lieux ou par un financement ciblé. À l’échelle nationale, avec le référencement d’outils de civic tech en fonction de critères définis par la mission Etalab ou leur inclusion au catalogue et leur promotion par l’UGAP. Les acteurs de cet écosystème organisent également leurs propres réseaux, événements ou campagnes – Démocratie Ouverte, Open Democracy Now, Republic Tech – et s’inscrivent dans des lieux, laboratoires et incubateurs afin d’être reconnus et d’assurer leur développement.

La mise en technologie d’un projet politique n’est pas neutre : les choix techniques et de conception influencent les formes et les objets de participation.

C’est pour identifier les conditions de succès de ces innovations et soutenir leurs mises en oeuvre que Décider ensemble lance en 2018 l’Observatoire des Civic Tech qui succède à l’Observatoire de la gouvernance ouverte & de l’open data. Avec un triple objectif : cartographier le milieu et décrypter les enjeux des civic tech ; réunir les professionnels impliqués dans le développement et la mise en oeuvre de technologies numériques pour la participation et l’engagement citoyen ; faciliter l’échange d’expériences, la professionnalisation et la reconnaissance de ces acteurs.

 

L’association Décider ensemble produit depuis 2016 le Baromètre de la démocratie locale numérique à partir d’une enquête auprès des élus et agents des collectivités. La 2ème édition a été réalisée par questionnaire en ligne entre juin et octobre 2017. Les répondants de 98 collectivités locales ont fourni des informations sur 45 outils (dont 18 plateformes de concertation, 8 plateformes de sondage en ligne, 5 plateformes de budget participatif, 5 plateformes de cartographie participative, 1 plateforme interactive, 1 forum de discussion, et 1 plateforme de mise à disposition de données).
Résultats détaillés à : https://www.deciderensemble.com/articles/20006-resultats-de-la-2e-edition-du-barometre-de-la-democratielocale-numerique?header=/page/201249-resultats-du-barometre-2017)

 

_________________________________

1. Voir les résultats du cas d’étude « Civic tech et participation citoyenne », projet AudaCities, à paraître (http://www.iddri.org/Projets/Audacities-Gouverner-et-Innover-dans-la-Ville-Numerique-Reelle)
2. Voir notamment Badouard (R.), « La mise en technologie des projets politiques. Une approche « orientée design » de la participation en ligne », Participations, vol. 8, no. 1, 2014, pp. 31-54.

 

VotreParole !

Une proposition d’initiative, une idée originale à partager, un projet à faire connaître, ou bien même un sujet pour la revue Parole publique : dites-nous et nous vous contacterons.

Écrivez-nous
Cancel