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Le Livre blanc : pourquoi ? Comment ?

Philippe Deracourt, Diane de Sainte Foy, Pascal Martin, Armelle Tanvez

Publié le 03 Déc 2019

Quel exercice de notre métier en 2030 ? Comment imaginons-nous son futur ? Existera-t-il encore ? Quelles seront nos valeurs ajoutées ? Comment se réinventera-t-il ? Comment écrire des scénarios prospectifs en tenant compte des ressentis, des lectures, des « entendus », des transformations à l’œuvre, tout en bâtissant des possibles par l’intelligence collective ?

Ces questionnements ont été à l’origine d’une aventure collective. Elle s’est échelonnée sur plusieurs mois, presqu’un an. Choix d’un temps long pour permettre la diversité des approches en dégageant des points structurants : le commun et le public, l’intérêt général, la relation dans un contexte d’emprise des technologies. Un temps de partage en équipe en s’écoutant, en argumentant, en prenant parfois des chemins de traverse, en se contredisant, en rebondissant… et en atterrissant aussi !

Quatre ateliers ont été co-animés ou introduits par une association amie, partenaire métiers : l’Arces, Entreprises et Médias, la Fing, l’Afci.

Volonté d’impliquer le maximum de membres de l’association, ceux qui ont bien voulu ou pu prendre un peu de leur temps précieux, un temps de plus en plus contraint par les exigences professionnelles, laissant trop peu d’espace au recul nécessaire. Nous les remercions ici chaleureusement pour leur investissement, quelle que soit sa nature.

Ces 7 figures prospectives sont une nouvelle étape à discuter avec les autres décideurs publics

Volonté aussi de ne pas rester « entre nous », de nous bousculer. Si dans un premier temps, nous avons cheminé à quelques-uns pour définir des problématiques, nous avons opté pour du travail en collectif pour favoriser la créativité. Ainsi, 6 ateliers prospectifs ont vu le jour, animés et préparés avec l’appui d’une consultante en innovation, Alexandra North, qui nous a permis d’imaginer 7 figures de dircoms scénarisées. Fruits de l’imagination, mais pas que. Fruits aussi de l’expérience de terrain, de ce qui, déjà, est à l’œuvre dans nos institutions. Nous n’avons pas toujours réussi à créer autant d’idées « neuves » que nous le souhaitions, nos propres résistances étaient aussi à l’œuvre et nous les avons acceptées comme faisant partie de notre quotidien professionnel ou de ce qu’il nous reste encore à dépasser.

Quatre ateliers ont été co-animés ou introduits par une association amie, partenaire métiers : l’Arces, Entreprises et Médias, la Fing, l’Afci. Un dialogue professionnel pour faire œuvre commune, confronter nos approches, nos cheminements, nous enrichir. Chaque fois, nous avons ressenti la dimension stratégique, les interrogations sur nos publics, la place de la relation et le déferlement des nouvelles technologies et autres « intelligences artificielles ».

Participatifs, car nous avons souhaité prospecter par ce qui nous tient à cœur dans l’exercice de notre profession : la confiance dans l’intelligence et la capacité des individus à discuter, le rêve d’un « nous » à l’heure des « je » prédominants et la part d’intuition « délirante ».

Ces 7 figures prospectives sont une nouvelle étape à discuter avec les autres décideurs publics, et nos employeurs, inventeurs des politiques et actions publiques. Nous voulons construire avec eux les futures fonctions des dircoms dans les institutions publiques ou d’intérêt général.

Nous avons enrichi ces profils d’éléments contextuels, comme autant de fenêtres sur ce qui peut ou va advenir des transformations de nos institutions.

Et si la principale qualité du dircom d’aujourd’hui était d’aider son institution à penser l’intérêt général de demain

Une seule ambition nous a guidés dans ce travail collectif : continuer d’inventer par l’échange et la pratique la communication publique en devenir. Et si la principale qualité du dircom d’aujourd’hui était d’aider son institution à penser l’intérêt général de demain ?

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